Trafic de cocaïne à l’aéroport Aimé-Césaire : une mule affirme avoir été « sacrifiée » par son réseau

Une femme de 26 ans a été condamnée à 30 mois de prison ferme après son interpellation à l’aéroport Aimé-Césaire de Fort-de-France avec plusieurs kilos de cocaïne dans ses bagages. Selon le quotidien Le Figaro, lors de son audition, elle a affirmé avoir été volontairement dénoncée par les organisateurs du trafic afin de permettre à d’autres passeurs d’échapper aux contrôles.

Les faits remontent au 8 juin dernier. Peu avant son embarquement pour un vol à destination d’Orly, la jeune femme est contrôlée par les douaniers à l’aéroport de Fort-de-France. Dans ses bagages, les agents découvrent huit pains dissimulés parmi ses effets personnels.

Cinq kilos de cocaïne saisis

Selon les éléments de l’enquête, seuls cinq des huit pains contenaient effectivement de la cocaïne. Les trois autres étaient des leurres. Au total, cinq kilogrammes de stupéfiants ont été saisis.

L’interpellation aurait été rendue possible grâce à un signalement anonyme transmis aux autorités.

Une stratégie de diversion évoquée

Entendue par les enquêteurs de l’Office anti-stupéfiants (OFAST) Caraïbes, la mise en cause a expliqué avoir été volontairement « sacrifiée » par ses commanditaires. Selon ses déclarations, son arrestation devait mobiliser l’attention des forces de l’ordre et faciliter le passage d’autres mules présentes sur le même vol.

Une version qui reste à confirmer mais qui, selon plusieurs sources proches du dossier, pourrait être confortée par la présence de leurres parmi les produits transportés.

La jeune femme a également indiqué qu’elle devait percevoir 11 000 euros pour ce voyage. Elle a affirmé que ses échanges avec les organisateurs du trafic se faisaient via la messagerie cryptée Signal. Des organisateurs dont elle n’a pas révélé les identités.

Condamnée à 30 mois de prison

Présentée devant le tribunal judiciaire de Fort-de-France le 12 juin, elle a été condamnée à 30 mois d’emprisonnement ferme. Le tribunal a également prononcé une interdiction de séjour en Martinique pendant cinq ans.

Selon le parquet de Fort-de-France, cette peine tient notamment compte de son état de récidive.

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.