Troisième radar brûlé en 10 jours en Guadeloupe : « Si on respecte le Code de la route, on n’en a rien à faire des radars ! »

Et de trois : en 10 jours, trois radars tourelles ont été détruits par les flammes dans l’archipel guadeloupéen, peu de jours après l’installation de nouveaux dispositifs par les services de l’Etat. La préfecture, en renforçant son arsenal de contrôle de vitesse, tente de lutter contre l’insécurité routière, selon la communication faite le 7 mai dernier. Mais, vraisemblablement, ce choix n’est pas au goût des incendiaires, qui frappent à la faveur de la nuit.

Trois radars qui n’ont pas eu le temps de flasher

Le premier radar à avoir été brûlé, cette année, est celui de la route de Versailles, à Petit-Bourg ; il a été visé seulement deux jours après sa réinstallation, le 22 mai.

Puis est venu le tour de celui de Colin, toujours sur le territoire de Petit-Bourg, le 24 mai. Cet emplacement a déjà été maintes fois ciblé par les vandales, dans le passé.

Et, dans la nuit du dimanche 31 mai au lundi 1er juin, l’équipement qui trônait à l’Autre Bord, à Moule, a subi le même sort.

Des délits passibles de prison

Le préfet Thierry Devimeux condamne fermement ces dégradations, dans un contexte où les accidents graves se multiplient sur les routes et alors que les mauvais comportements régulièrement constatés par les forces de l’ordre sont légion.

Mais les radars jouent-ils vraiment leur rôle de frein à l’insécurité routière, se demande Hendry Mombrun, le président de l’association Pédagogie Routière ?

« Les radars sont là pour protéger, parce que ça permet d’éviter les dépassements de limitations de vitesse, même si on voit bien que, lorsque les gens arrivent devant les radars, ils ralentissent et, une fois passé le radar, ils accélèrent.  Quoi qu’il en soit, la problématique de sécurité routière que nous avons en Guadeloupe, est une problématique de comportement.  Il est important de rappeler que, si jamais on respecte le Code de la route, on n’en a rien à faire des radars que l’État met sur l’ensemble de la Guadeloupe ! »

Hendry Mombrun, président de Pédagogie Routière

19 personnes ont déjà été tuées sur les routes du département, depuis début 2026 ; il y en a aussi eu une à Saint-Martin, cette année. La vitesse est la première cause des accidents de la circulation.

La destruction ou la tentative de destruction d’un radar automatique constitue un délit puni par la loi, avec des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

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