Les proches de Ruidjy Boundo lui ont rendu un dernier hommage ce vendredi 7 août. Les obsèques ont été célébrées à l’église de Vieux-Habitants, avant son inhumation au cimetière de la commune. Âgé de 29 ans, Ruidjy Boundo qui résidait à Baie-Mahault, laisse derrière lui sa mère Marie-Line, son père Sony, une compagne et un fils, ainsi que ses frères, sœurs et de nombreux proches.
« C’est un drame qui a touché la Guadeloupe »
Une ancienne enseignante, qui a eu l’occasion de le côtoyer lorsqu’il était étudiant, rend hommage à ce jeune Guadeloupéen ayant effectué l’ensemble de son parcours scolaire sur l’île.
« Son parcours m’a touchée. C’est un pur produit de l’éducation en Guadeloupe qui a réussi après s’être battu à intégrer une entreprise qui est quand même un des fleurons de la Guadeloupe et le drame arrive dans ces conditions-là. C’est vraiment triste et on mesure la peine de ses parents, des gens qui le connaissaient. »
Nathalie Minatchy, ancienne enseignante de Ruidjy Boundo
Très investi dans la vie locale
Au-delà de son parcours professionnel, Ruidjy Boundo était également très investi dans la vie locale. Gardien de but de l’Association des Jeunes de Castel (AJC) de Lamentin, il était aussi membre des groupes de mas : Mas Ka Klé et K’Mawon.
« Nous sommes affligés surtout lorsqu’on voit la détresse de la famille. C’est quelque chose qui nous touche profondément. On a perdu un ami, un camarade. »
Frédérick Nelfise, président de K’Mawon
Ruidjy Boundo n’a pas survécu à ses blessures après l’explosion de la chaudière de la distillerie Montebello à Petit-Bourg. Son décès a porté à deux le nombre de victimes de cet accident industriel, qui a également fait plusieurs blessés.
Depuis le drame, les circonstances de l’accident restent au cœur des interrogations. Ce vendredi, l’heure était avant tout au recueillement pour rendre hommage à un jeune professionnel, sportif et acteur de la vie culturelle guadeloupéenne, disparu brutalement.
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