Vie chère en Martinique : les produits concernés par le protocole restent moins chers, selon la préfecture
Plus d’un an et demi après la signature du protocole de lutte contre la vie chère, la préfecture de Martinique estime que les mesures mises en place continuent de produire leurs effets.
Le cinquième bilan, établi par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), porte sur la période comprise entre janvier 2025 et avril 2026.
Par rapport aux six mois précédant la signature du protocole, les produits des 54 familles « CTM-État », qui bénéficient de la suppression de la TVA et de l’octroi de mer, enregistrent une baisse moyenne de 11,3 %.
Les 15 familles « État+ », concernées uniquement par la suppression de la TVA, affichent quant à elles une baisse moyenne de 4,7 %.
La majorité des produits concernés en baisse
Selon la préfecture, 89,2 % des références appartenant aux familles « CTM-État » ont vu leur prix diminuer. Cette proportion atteint 74,6 % pour les produits des familles « État+ ».
Le bilan souligne également qu’à la fin du mois d’avril 2026, l’écart de prix entre les produits couverts par le protocole et les autres produits atteignait 13,7 points de pourcentage. Cet écart tend à se creuser depuis mars 2025, ce qui laisse penser que l’inflation affecte davantage les produits non concernés par le dispositif.
Des contrôles en magasin
L’analyse repose sur les données transmises par les quatre principaux groupes de grande distribution alimentaire de Martinique : CréO, GBH, Parfait et SAFO, qui représentent près de 80 % du marché.
En parallèle, 71 contrôles ont été réalisés en avril 2026 dans les magasins et auprès des importateurs-grossistes signataires afin de vérifier la conformité des prix affichés en rayon et appliqués en caisse.
Des marges globalement stables
Le suivi s’est également intéressé aux marges pratiquées par les distributeurs.
À la fin avril 2026, environ 75 % des références étudiées présentent une marge stable ou en baisse, ce qui, selon la préfecture, montre que les distributeurs n’ont pas augmenté leurs marges sur la grande majorité des produits concernés depuis la signature du protocole.
Le suivi du dispositif doit se poursuivre jusqu’au terme de la période d’observation de 36 mois, prévue par le protocole signé le 16 octobre 2024.
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