Plusieurs bus affrétés par l’ambassade du Ghana sont arrivés vers 3 heures du matin (01h00 GMT) à l’aéroport international OR Tambo de Johannesburg, transportant des hommes, des femmes et des enfants inscrits dans un programme de rapatriement volontaire.
Un groupe plus restreint a, par ailleurs, été escorté par la police et maintenu sous surveillance à distance.
Selon les autorités ghanéennes, environ 300 personnes ont quitté le territoire sud-africain ce mercredi, constituant le premier contingent d’un total de plus de 800 citoyens enregistrés dans le cadre de cette opération d’évacuation, lancée après plusieurs semaines de manifestations visant les étrangers dans différentes villes du pays.
Les autres candidats au retour sont encore soumis à des vérifications administratives et devraient être rapatriés dans les jours à venir.
Le Haut-Commissaire du Ghana a accompagné le groupe lors des formalités d’embarquement afin de superviser et de sécuriser le processus de départ.
Cette opération intervient dans un contexte de recrudescence des mobilisations anti-immigrés menées par un mouvement appelé « March and March », qui accuse les migrants en situation irrégulière de peser sur les services publics, et réclame une application plus stricte des lois en matière d’immigration.
Ce mouvement a fixé au 30 juin une échéance pour le départ des étrangers en situation irrégulière, une date que de nombreux migrants redoutent, craignant une nouvelle vague de violences xénophobes.
L’Afrique du Sud a déjà été confrontée à plusieurs épisodes de violences contre des ressortissants étrangers, notamment lors des émeutes meurtrières de 2008, 2015 et 2019, au cours desquelles des migrants ont été agressés, déplacés et leurs commerces pillés.
Le Ghana a annoncé plus tôt ce mois-ci son soutien aux citoyens souhaitant rentrer au pays, après des signalements d’intimidations et une montée des tensions dans plusieurs provinces sud-africaines. Environ 25 000 Ghanéens vivent actuellement en Afrique du Sud.
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