18e homicide en Martinique : le maire de Fort-de-France s’exprime

Le jeune homme d’une vingtaine d’années, grièvement blessé par plusieurs impacts de balle avenue Jean Jaurès, a finalement succombé à ses blessures à l’hôpital.

Par chance, la femme d’une quarantaine d’années, victime collatérale de cette fusillade, serait aujourd’hui hors de danger.

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Ce nouvel épisode de violence suscite la crainte des habitants du quartier et l’indignation du maire de la ville Didier Laguerre. Il déplore et condamne ces faits :

Il faut d’abord condamner fermement cette dérive violente qui s’installe durablement en Martinique. Avoir aussi une pensée pour la deuxième victime qui n’est pas une employée municipale, mais une personne qui était au travail. Le fait que ça ait lieu en plein après-midi montre bien que la violence continue de s’installer dans notre pays.

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Pour le maire de Fort-de-France, il faut renforcer les moyens, mais aussi faire de la prévention auprès des jeunes. Il poursuit :

Il est nécessaire de continuer à renforcer les moyens de lutte contre les trafics, narco-trafiques, trafics d’armes, etc… Mais il est surtout plus que jamais nécessaire de renforcer les moyens en matière de prévention et en matière d’accompagnement. Je travaille aujourd’hui, avec le Forum européen pour la sécurité urbaine, à mobiliser l’Union européenne pour qu’elle défende ses frontières atlantiques. On crée un fonds spécial pour travailler sur la prévention, l’accompagnement des acteurs associatifs en matière d’éducation, pour travailler à la mise en activité des jeunes et des moins jeunes.

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Didier Laguerre réitère que des efforts sont déjà déployés, et que le travail pour lutter contre la criminalité est déjà en cours :

Ce n’est pas parce qu’on a un événement tragique qu’il faut remettre en cause toute la stratégie qui a été arrêtée. On a déjà un travail qu’on va renforcer, celui de l’identification et de la fermeture des squats, mais aussi le travail sur tous les établissements qui sont ouverts la nuit.

L’alcool comme facteur aggravant

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Dans l’espoir de retrouver la sérénité aux Terres Sainville, un ennemi parmi tant d’autres est visé : la consommation d’alcool.

 

On a déjà interdit la délivrance depuis plusieurs années de licence 4, donc l’autorisation de vendre de l’alcool aux Terres Sainville. Chaque année, je reprends un arrêté pour réduire les horaires d’ouverture des établissements. Mais il y a aussi un travail à mener avec les forces de l’ordre et avec l’État, qu’on a initié avec le préfet et la police nationale. 

L’objectif pour Didier Laguerre : retrouver la sérénité dans le quartier des Terres Sainville, « rue par rue. »

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