7% d’enfants non scolarisés en Guyane: une association fait du porte-à-porte pour aider les familles face au casse-tête de la rentrée

En 2020, 7% des enfants de 3 à 16 ans en Guyane n’étaient pas scolarisés, selon des chiffres publiés par l’Insee en 2024. Selon une autre étude, après la troisième, près de 4% des jeunes décrochent du système scolaire, c’est trois fois plus que dans l’Hexagone. Et la première difficulté est parfois d’inscrire son enfant à l’école. À quelques semaines de la rentrée scolaire, certaines familles ont encore besoin d’aide pour effectuer des démarches administratives. C’est ce que leur propose l’association Daac Guyane, notamment dans le quartier de Sablance, à Macouria.

Tovia vit avec sa grand-mère. Elle a sept enfants et six d’entre eux ont l’âge d’aller à l’école. Avant la rentrée, il faut acheter des fournitures scolaires, finaliser les inscriptions, remplir de nombreux documents administratifs. Des démarches parfois complexes pour lesquelles l’association Daac Guyane accompagne les familles, avec pour objectif que chaque enfant puisse reprendre le chemin de l’école dans les meilleures conditions.

La « débrouille » dans un quartier informel

« Nous faisons de notre mieux. On se débrouille, indique Tovia. Quand on a des enfants, on ne peut pas toujours s’en occuper seul. Alors on parle avec nos proches et chacun cotise pour acheter le matériel pour qu’ils puissent aller à l’école. Quand on n’a pas d’aide, voilà ce qu’on est obligé de faire. »

Ce quartier rassemble des habitants venus du Brésil, du Suriname, d’Haïti, de la Dominique ou encore de Sainte-Lucie. Pour apporter une aide personnalisée, les médiateurs maîtrisent plusieurs langues. Ce jour-là, les équipes ont frappé à la porte d’une vingtaine de foyers.

Repérer les situation les plus fragiles

Ces visites permettent d’identifier les besoins des familles et de repérer les situations les plus fragiles. Depuis le début du mois de juillet, les médiateurs sillonnent les quartiers Sablance, Soula, Bordelaise, Matiti ou encore le Village Norino. Des maraudes organisées du lundi au jeudi pour aller directement à la rencontre des habitants. « Le quartier est informel, précaire. Il y a beaucoup de gens qui ont vraiment besoin d’aide par rapport à ça, qui sont en situation irrégulière, qui n’ont pas de documents français, ni les moyens d’acheter les choses pour leur famille », indique Chow James, médiateur en santé sociale.

Grâce aux informations recueillies, les bénévoles pourront dès demain accompagner les familles dans leurs démarches administratives pour préparer sereinement la rentrée scolaire des enfants.

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