Compte tenu des ressources financières abondantes dont dispose le Fonds, il souhaite déployer en Afrique à l’instar de ce qui a été fait en Europe, en Amérique et en Asie, pour contribuer au développement du continent.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique d’approfondissement des relations bilatérales entre les deux pays. L’ambassadeur émirati a d’emblée souligné l’existence d’un accord sur la double taxation, déjà ratifié, qui constitue un socle juridique rassurant pour les investisseurs. Un autre accord sur la promotion et la protection des investissements est actuellement en gestation.
Le point d’orgue des discussions a été le projet d’accord de partenariat économique (Comprehensive Economic Partnership Agreement), dont l’objectif est de dynamiser le commerce et l’investissement, créer de nouvelles opportunités commerciales et renforcer les liens économiques entre Abou Dhabi et Yaoundé.
Le diplomate émirati n’a pas manqué de souligner le rôle stratégique du Cameroun, véritable locomotive de l’Afrique centrale, dans la mise en œuvre de ce partenariat sud-sud. Le ministre Mbarga Atangana a saisi cette opportunité pour exposer les priorités du Cameroun, notamment dans le secteur agricole.
« Notre pays ambitionne d’améliorer et d’augmenter sa production agricole tout en développant la transformation locale », a-t-il déclaré. Cette vision s’aligne parfaitement avec la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030, dont l’objectif majeur est la transformation structurelle de l’économie camerounaise.
Les échanges ont également porté sur l’organisation de la 14ème Conférence ministérielle de l’OMC, prévue en mars 2026 à Yaoundé. Une première pour l’Afrique centrale, après Marrakech (1994) et Nairobi (2015). Fort de l’expérience d’Abu Dhabi qui a abrité la 13ème édition, les Emirats Arabes Unis se sont engagés à accompagner le Cameroun dans l’organisation de cet événement majeur.
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