«Un schéma très différent de l’Europe» : comment les cimetières des Andes nous racontent l’histoire de l’agriculture en Amérique du Sud

En Amérique du Sud, l’agriculture a été adoptée par les chasseurs‑cueilleurs locaux, sans arrivée massive de nouveaux venus.

Raconter l’histoire des populations est une tâche complexe. Les récits circulent de génération en génération, certains se transforment en mythes ou en légendes, d’autres s’effacent, et il est souvent difficile, de notre point de vue actuel, de démêler le vrai du reconstruit. La génétique peut s’avérer un outil précieux. En analysant à grande échelle l’ADN ancien, elle permet de reconstituer les mouvements de populations, leurs mélanges, leurs continuités, et de tester ce que disent – ou taisent – les mémoires. Et s’il est un domaine où la discipline a fait ses preuves, c’est bien celui de l’avancée de l’agriculture. En Eurasie, les études génétiques ont montré que les premiers paysans venus du Proche‑Orient ont diffusé vers l’Europe en quelques millénaires, entraînant un remplacement partiel des chasseurs‑cueilleurs locaux. Une nouvelle étude publiée dans Nature  et menée en partie par des scientifiques de l’Institut Pasteur et du CONICET (le CNRS argentin) montre qu’en Amérique du Sud…

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