Les États-Unis mettent en garde le Pérou de représailles alors que le gouvernement péruvien temporise sur l’acquisition de 24 avions de chasse américains F-16. L’administration Trump veut regagner son influence en Amérique du Sud, et ce contrat mis en suspens ne passe pas pour Washington.
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Avec notre correspondant à Lima, Martin Chabal
Bernie Navarro, l’ambassadeur américain au Pérou, est en colère. Sur Twitter, il menace le gouvernement péruvien d’utiliser « tous les moyens à sa disposition » si les négociations pour acheter des avions de chasse F-16 s’arrêtent.
Mais pour l’instant, le Pérou préfère mettre en pause les discussions. Le président par intérim, José Maria Balcazar, ne veut pas engager sa responsabilité pour un contrat de 3,5 milliards de dollars et préfère laisser le dernier mot au prochain gouvernement, qui prendra place en juillet prochain.
Mais ces tensions entre le Pérou et les États-Unis sont de plus en plus fréquentes depuis l’arrivée du nouvel ambassadeur américain en février.
Fervent supporter de Trump
Bernie Navarro est un fervent supporter de Donald Trump, et surtout grand ami de Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine.
Bernie Navarro fait partie de ces nouveaux ambassadeurs envoyés en Amérique du Sud, pour tenter d’imposer la vision américaine sur le continent et contrecarrer les plans de la Chine dans la région.
Il avait d’ailleurs publié une photo sur X avec l’ex-président péruvien José Jéri, en train de manger des hamburgers et invitant les Péruviens à « changer de menu » et de ne plus manger chinois.
Avec ce contrat d’avions de chasse, Bernie Navarro veut imposer au Pérou un partenariat stratégique pour Washington. Quitte à dépasser un peu son rôle de diplomate.
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