Jamais le mot « exemplarité » n’a été autant invoqué
ces derniers mois dans le débat politique. C’est en son nom que
Jack Lang a dû démissionner de la présidence de l’Institut du monde
arabe, que Marine Le Pen a été condamnée en première instance
à une peine d’inéligibilité, ou encore que
Nicolas Sarkozy a été incarcéré pendant trois semaines à la
prison de la Santé.
Il est aussi brandi pour critiquer les voyages, les notes de
restaurants et les achats dispendieux de robes d’Anne Hidalgo.
Revendiqué à travers la proposition de François Ruffin d’être payé
au Smic s’il était élu président de la République ou pointé à
propos des promesses déçues de la « République
exemplaire » tant vantée par Emmanuel Macron à ses débuts. À
en croire même de nombreuses études, les maires inspireraient
confiance, car ils feraient preuve de davantage d’exemplarité et de
probité.
L’exemplarité est devenue une notion clé de notre démocratie.
Les Français en font un critère déterminant dans le crédit qu’ils
accordent ou non à leurs dirigeants. Mais entre le bras d’honneur
de l’ex-garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti dans l’Hémicycle à
l’annonce de son renvoi devant la Cour de Justice de la République
pour « prise illégale d’intérêts », la condamnation à
quatre ans de prison de l’ex-sénateur Joël Guerriau pour avoir
drogué la députée Sandrine Josso et les dîners de luxe du président
du conseil régional Rhône-Alpes épinglés en 2024, tout est-il
à mettre sur le même plan ?
Une longue tra
Crédit: Lien source


Les commentaires sont fermés.