Aux Rencontres d’Arles, l’exposition “Ghana !” mêle les regards sur l’ancienne Gold Coast britannique

« Many Reasons to Live Again » (2022), de Carlos Idun-Tawiah. AVEC L’AIMABLE AUTORISATION DE L’ARTISTE ET DE GALERÍA ALTA

Pour aller plus loin

Le 6 mars 1957, la République du Ghana accède à l’indépendance après plus d’un siècle de domination britannique. Sous la houlette de son premier président, Kwame Nkrumah (1909-1972), l’ancienne Gold Coast écrit son propre destin économique, politique et culturel. Dès lors, il s’agit de mettre en images le récit de cette émancipation teintée de panafricanisme et de socialisme. « La construction de cette nouvelle identité s’appuie sur l’architecture, les arts, la musique et la photographie, rappelle Damarice Amao, historienne de la photographie et commissaire de l’exposition majeure “Ghana  !” aux Rencontres d’Arles. Nkrumah veut surtout proposer une vision de son pays différente de celle de l’époque coloniale. » Fini l’exotisme de carte postale, le paternalisme occidental et les regards ethnographiques dégradants imposés par Londres.

Le leader de la jeune nation d’Afrique de l’Ouest peut compter sur le talent de Paul Strand (1890-1976), l’un des plus grands photographes du XXe siècle. A partir d’octobre 1963, pendant un séjour de quatre mois avec son épouse, Hazel, l’Américain capture l’esprit des premières années de l’indépenda…

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