Le Maroc affiche le quatrième niveau de risque le plus faible parmi les quinze premières économies africaines, avec 69 points sur 175, selon le cabinet Sompa & Partners
Sompa & Partners, cabinet qui associe services juridiques, conseil aux entreprises et formation, a classé le Maroc au quatrième rang des économies les moins exposées au risque parmi les quinze premières puissances africaines par produit intérieur brut nominal, avec un score composite de 69 points sur 175, selon son Africa Risk Dimension Report.
Le score marocain dépasse de neuf points celui de l’Afrique du Sud, fixé à 80, et précède immédiatement celui du Ghana, établi à 67. Dans la lecture inverse, du risque le plus faible au risque le plus élevé, le Maroc occupe la quatrième place, derrière l’Égypte, créditée de 57 points, l’Algérie, avec 64 points, et le Ghana.
Le Maroc occupe le 12ᵉ rang du classement intégral, entre le Kenya et le Ghana
Du score le plus élevé au plus faible, le classement s’établit comme suit : Nigeria (1ᵉʳ, 115 points) ; République démocratique du Congo (2ᵉ, 107 points) ; Angola (3ᵉ, 101 points) ; Tunisie (4ᵉ, 89 points) ; Cameroun (5ᵉ, 88 points) ; Éthiopie (6ᵉ, 87 points) ; Tanzanie (7ᵉ, 86 points) ; Ouganda (8ᵉ, 83 points) ; Afrique du Sud (9ᵉ, 80 points) ; Côte d’Ivoire (10ᵉ, 74 points) ; Kenya (11ᵉ, 70 points) ; Maroc (12ᵉ, 69 points) ; Ghana (13ᵉ, 67 points) ; Algérie (14ᵉ, 64 points) ; Égypte (15ᵉ, 57 points).
Le code chromatique range le Nigeria, la République démocratique du Congo et l’Angola parmi les économies soumises à un risque composite critique. La Tunisie, le Cameroun, l’Éthiopie et la Tanzanie relèvent du niveau sévère. L’Ouganda, l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Maroc, le Ghana et l’Algérie demeurent dans la catégorie élevée, seule l’Égypte accédant au niveau modéré.
Le rapport agrège sept dimensions pour mesurer les risques politiques, économiques, sécuritaires et climatiques
L’étude additionne sept dimensions dans une note maximale de 175 points, un total élevé traduisant une exposition plus importante. Le cabinet précise que son évaluation «ne repose pas sur la seule perception», mais sur un cadre commun alimenté par des données publiques vérifiables et une analyse étayée par des sources.
L’édition de juin a porté son champ d’étude de sept à quinze économies africaines, retenues d’après leur produit intérieur brut nominal figurant dans les Perspectives de l’économie mondiale publiées en avril 2026 par le Fonds monétaire international. Sompa & Partners estime que «les scores globaux ne racontent qu’une partie de l’histoire», chaque marché présentant une combinaison propre de facteurs politiques, économiques, sécuritaires et climatiques.
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