Publié:
Bastion historique du football féminin africain, le Ghana s’avance vers sa 12e phase finale avec de solides certitudes. Sorties d’une reconstruction réussie, les joueuses de Kim Lars Björkegren devront s’extirper d’un Groupe D particulièrement piégeux pour espérer basculer du statut d’outsider à celui de championne d’Afrique.
-
Surnom : Black Queens
-
Participations : 12
-
Dernière apparition : 2024
-
Meilleure performance : Finaliste (1998, 2002, 2006)
-
Classement FIFA : 59e
-
Classement CAF : 3e
-
Sélectionneur : Kim Lars Björkegren
Comment l’équipe s’est qualifiée
Le Ghana n’a pas fait de détails. Pour valider leur billet pour la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Féminine, Maroc 2026, les Black Queens ont purement et simplement corrigé l’Égypte (7-0 sur l’ensemble des deux matches) lors du dernier tour des éliminatoires.
Exemptées de premier tour grâce à leur statut de cador continental, les joueuses ghanéennes ont envoyé un message fort dès la manche aller à Ismaïlia, en s’imposant avec autorité (3-0). Au retour, devant le public d’Accra, la démonstration de force s’est poursuivie (4-0) au cœur de l’Accra Sports Stadium. Une seconde manche illuminée par le triplé de Doris Boaduwaa en seconde période et un but de Comfort Yeboah. Une qualification nette et sans bavure qui confirme la montée en puissance de cette équipe sous la houlette de son technicien suédois.
Au Maroc, le Ghana a été versé dans un Groupe D particulièrement dense aux côtés du Cameroun, du Mali et du Cap-Vert. Un véritable test de maturité : les Camerounaises avancent avec leur immense vécu international, les Maliennes imposeront leur défi physique habituel, tandis que le Cap-Vert, qualifié surprise, jouera crânement sa chance sans la moindre pression.
Le sélectionneur : Kim Lars Björkegren
Depuis sa nomination, Kim Lars Björkegren a redonné des couleurs et une véritable structure tactique aux Black Queens. Le technicien suédois a réussi son pari : réinsuffler de la confiance à un groupe profondément marqué par le traumatisme d’avoir manqué l’édition 2022.
Son mandat coïncide avec un net redressement des résultats et une organisation rigoureuse qui replace le Ghana dans la grande conversation des favoris à l’échelle continentale. Björkegren a su trouver le parfait équilibre entre les cadres historiques et une jeune garde affamée, tout en imposant ses principes de jeu : discipline de fer, pressing haut, intensité athlétique et projections ultra-rapides vers l’avant. La double confrontation face à l’Égypte a servi de laboratoire parfait à sa méthode. Désormais attendu au tournant, le Suédois sait qu’il ne sera pas jugé sur une simple qualification, mais sur sa capacité à guider les siennes vers le dernier carré.

La joueuse : Doris Boaduwaa
Elle sera l’arme fatale du Ghana sur le sol marocain. Véritable poison pour les défenses, Doris Boaduwaa a éclaboussé les éliminatoires de sa classe, s’offrant notamment un triplé mémorable lors du match retour face aux Égyptiennes à Accra.
Son sens du déplacement, sa justesse technique dans la zone de vérité et son sang-froid face au but en font le fer de lance du secteur offensif ghanéen. Capable de prendre la profondeur à une vitesse folle, Boaduwaa a pris une nouvelle dimension. Si les Black Queens s’appuieront sur l’immense expérience de la capitaine Portia Boakye ou sur la qualité technique d’Evelyn Badu, Grace Asantewaa, Jennifer Cudjoe, Princella Adubea, Alice Kusi et Comfort Yeboah, c’est bien l’attaquante vedette qui détient les clés de l’animation offensive. Si elle maintient ce niveau d’efficacité, elle peut faire sauter n’importe quel verrou.
Le Ghana à la CAN Féminine
Le Ghana est l’un des bastions historiques du football féminin africain. Présentes dès la première édition officielle en 1998, les Black Queens ont longtemps fait partie des places fortes du continent, se hissant en finale à trois reprises (1998, 2002 et 2006).
Pourtant, le grand trophée manque toujours à leur palmarès. Après une période de creux et cette absence remarquée en 2022, le Ghana a sonné l’heure de sa reconstruction lors de l’édition suivante en décrochant une médaille de bronze salvatrice. Ce retour au premier plan a immédiatement réveillé les attentes du public. Pour cette 12e participation, le défi est limpide pour cette nation de football : basculer du statut d’outsider historique à celui de championne d’Afrique.

Le saviez-vous ?
Les Black Queens font partie du cercle très fermé des nations ayant disputé trois finales de CAN.
Les perspectives pour l’édition 2026
Le Ghana ne se rend pas au Maroc pour faire de la figuration ou jouer les faire-valoir. Fortes d’une campagne de qualification impressionnante de maîtrise, les Black Queens débarquent avec de réelles certitudes techniques et une solidité défensive retrouvée.
Le premier écueil sera de s’extirper d’un Groupe D particulièrement piégeux, où le choc face au Cameroun fera office de révélateur précoce. L’atout majeur des Ghanéennes réside dans la complémentarité de leur effectif : le leadership et le flegme de cadres comme Portia Boakye ou Evelyn Badu s’allient à merveille avec la folie et l’énergie de joueuses comme Doris Boaduwaa et Comfort Yeboah. Si le Ghana négocie parfaitement son entrée en lice et garde sa froideur clinique devant le but, le tableau final lui tendra les bras. Trop souvent placées mais jamais couronnées, les Black Queens ont une occasion en or de réécrire leur histoire et de décrocher, enfin, leur première étoile continentale.
Crédit: Lien source