À Montsinéry-Tonnegrande, des lunettes pour mieux réussir à l’école

Quand un enfant rencontre des difficultés à l’école parce qu’il a des problèmes de vue et n’a pas de lunettes : une situation fréquente sur notre territoire. Pour y remédier, des acteurs se mobilisent. Comme ce lundi 20 avril, à l’école Lions Club Guyane Doyens à Montsinéry-Tonnegrande.

« Avant, je ne voyais pas trop bien, je devais me rapprocher du tableau. Maintenant, je vois mieux. »

Keylan, élève de Cours Préparatoire à l’école Léopold Héder de Montsinéry-Tonnégrande

« Mieux voir, pour mieux apprendre »

Ce projet, lancé par le Lions Club Guyane Doyens, vise à lutter contre les inégalités d’accès aux soins visuels. Tous les enfants rencontrés ont vécu des problèmes de vue.

« Quand je suis loin du tableau, je ne peux pas bien voir. Je vois un peu flou. Avec des lunettes, on peut mieux apprendre. »

Bidjana, élève de CE2 à l’école Léopold Héder de Montsinéry-Tonnégrande

Selon l’observatoire de la vue des enfants en France, les troubles sont courants au cours de la première décennie de vie, affectant 20% des enfants. En Guyane, ce sont les enseignants qui tirent la sonnette d’alarme.

« J’ai des élèves quand ils sont en face de l’écriture, de pleurer parce qu’ils n’ y arrivent pas. Ce n’est pas qu’ils ne peuvent pas, c’est qu’ils ne voient pas. On est face à une situation, ou il faut pouvoir les aider »

Audrey FANIS, enseignant de CP et référente du projet « mieux voir pour mieux apprendre » à l’école

« Financé, les va et viens entre les cabinets ophtalmologiques et l’école, c’est quand même, 6 voyages. Ainsi que l’opticien bien entendu, qu’on a l’ajustement des lunettes et le choix de celles-ci »

Jean-Yves HO-YOU-FAT, past-discrit gouverneur Antilles-Guyane au Lions Club

Dans cet établissement, un élève sur quatre avait des problèmes de vue. Un dépistage mené par l’infirmière scolaire du secteur, dans une commune où beaucoup de parents n’ont pas de mutuelle et de moyens pour se déplacer.

« Les parents sont très éloignés et du coup l’éloignement en plus des prix des consultations ça bloque l’accès aux soins »

Sandrine KUENY, infirmière de l’Education Nationale sur le secteur de Montsinéry-Tonnegrande

Au-delà de cette opération ponctuelle, reste une question de fond : combien d’enfants en Guyane, notamment dans les communes isolées, ratent leur scolarité parce qu’ils n’ont pas de lunettes ?

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