Après 48 ans avec les Sags, il rêve toujours à la Coupe Memorial

Les Wildcats de Moncton ont peut-être plus d’expérience que les Saguenéens, en raison de leur conquête de l’an dernier. Mais si on accumule toutes les années d’expérience des membres de chacune des deux organisations, juste avec Rénald Nepton, les Sags l’emportent haut la main ! 

Celui que tout le monde surnomme « Neppy » a passé 48 ans de sa vie avec les Saguenéens de Chicoutimi. Il y a tout fait, de répondant médical à préposé à l’équipement en passant par employé de bureau. Il a même, en 1982-1983, remplacé au pied levé, pour deux parties, derrière le banc de l’équipe, l’entraîneur-chef Germain Munger, qui avait été suspendu.

En 2015-2016, les Saguenéens l’ont nommé directeur aux opérations hockey, poste qu’il occupe depuis.

Des époques, il en a connu. Avant le début des séries, nous l’avons rencontré au centre Georges-Vézina, et l’entretien s’est transformé en un passionnant voyage dans le temps.

Un voyage qui a débuté en 1978, sous les ordres d’Orval Tessier qui était devenu un deuxième père pour Nepton.

« Il souffrait d’Alzheimer et lors de sa dernière année de vie, je suis la seule personne qu’il a reconnue. […] Lors de sa dernière heure, sa famille m’a appelé et a mis le téléphone sur son oreille pour que je puisse lui parler », se remémore-t-il.

Tout vu, tout fait, sauf une chose…

« Neppy » a tout vécu, avec les Sags. Les grands moments, dont les conquêtes de 1991 et 1994, et les périodes plus sombres.

Mais, en 48 ans, il n’a jamais réussi à mettre la main sur la coupe Memorial.

« Dans le passé, il nous a toujours manqué un joueur. [Lors de la finale de 1997] il nous aurait manqué un Christian Dubé, qui était allé à Gatineau. Sinon, on se butait aux équipes de l’Ontario et de l’Ouest qui étaient tellement dominantes. En 1991, l’Ouest avait Pat Falloon et Ray Whitney et en 1993, l’Ontario avait Darcy Tucker. Dans ces années-là, il nous manquait les joueurs clés.

« Cette année, on pense qu’avec ce qu’on a fait, on n’a rien laissé au hasard. On pense qu’on est aussi fort que n’importe quelle équipe au Québec et qu’à la coupe Memorial, on ne peut pas avoir l’air fou », nous avait-il mentionné avant le début des séries.

Reste maintenant à voir si le travail accompli leur permettra de battre Moncton.

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