Bénin : Il se fait passer pour un cambiste et se retrouve à la Criet   – La Nouvelle Tribune

Un jeune homme a comparu jeudi 30 avril 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour des faits d’escroquerie via internet. Poursuivi pour s’être fait passer pour un cambiste afin de soutirer 509 000 FCFA à une victime, il est également soupçonné d’activités de cybercriminalité, selon des informations rapportées par Banouto.

Le dossier a été examiné à l’audience correctionnelle de la juridiction spéciale, où le ministère public a présenté les éléments issus de l’enquête.

Une usurpation d’identité à l’origine des faits

D’après les éléments exposés à la Cour et relayés par Banouto, l’affaire trouve son origine dans une erreur d’appel. Une femme, cherchant à joindre son cambiste habituel, serait entrée en contact avec le prévenu par inadvertance. Ce dernier aurait alors répondu en se faisant passer pour le professionnel attendu. Convaincue d’échanger avec son interlocuteur habituel, la victime aurait procédé au transfert d’un montant de 509 000 FCFA. Le prévenu aurait retiré les fonds avant que l’erreur ne soit constatée.

Les démarches engagées par la victime pour récupérer son argent n’ayant pas abouti, elle a saisi le Centre national d’investigations numériques (CNIN). L’enquête ouverte a conduit à l’interpellation du suspect, placé sous mandat de dépôt.

Des soupçons d’activités frauduleuses en ligne

Lors de son réquisitoire, le ministère public a évoqué d’autres faits susceptibles d’être retenus contre le prévenu. Le substitut du procureur spécial a indiqué que celui-ci utiliserait des plateformes numériques pour mener des opérations frauduleuses.

Selon les éléments présentés à l’audience et cités par Banouto, le mis en cause se ferait passer pour un agent de la Loterie nationale du Bénin afin d’entrer en contact avec des victimes potentielles. Il leur annoncerait un gain fictif et les inciterait à cliquer sur des liens, permettant la récupération de données personnelles.

Ces informations auraient été extraites du téléphone du prévenu au cours de l’enquête. À la barre, celui-ci a reconnu avoir perçu les fonds destinés au cambiste, tout en contestant les accusations liées à la cybercriminalité.

Réquisitions et délibéré attendu

Au regard des faits, le ministère public a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende de deux millions de FCFA. Le prévenu, invité à s’exprimer en dernier, a sollicité la clémence de la Cour.

La décision de la CRIET est attendue le 25 juin 2026. En droit béninois, les infractions liées à l’escroquerie via internet relèvent du cadre juridique de la lutte contre la cybercriminalité, qui prévoit des sanctions pénales en fonction de la gravité des faits et des préjudices constatés.

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