Les écoles doctorales sciences et technologies, le Laboratoire biosciences de l’université Joseph Ki-Zerbo et le Laboratoire d’entomologie fondamentale et appliquée commémorent ce mardi 12 mai 2026, à Ouagadougou, la journée internationale de la santé des végétaux. Le thème retenu est : « Innovations en santé des plantes : quels leviers pour la souveraineté et la sécurité alimentaire au Burkina Faso ? »
80 % de la nourriture que l’on mange provient des plantes. Elles produisent également 98 % de l’oxygène que nous respirons. En s’intéressant au thème « Innovations en santé des plantes : quels leviers pour la souveraineté et la sécurité alimentaire au Burkina Faso ? », les chercheurs veulent apporter leur pierre au développement du pays, en faisant valoir le fruit de leurs recherches dans leur domaine d’intervention.
« Il faut que la communauté sache qu’il y a des recherches qui sont faites et ces recherches sont à leur disposition », Pr Kadidia Koïta
« Nous savons que notre pays poursuit la souveraineté et la sécurité alimentaire, pour bien nourrir notre population. Ces ambitions ne peuvent être atteintes que lorsqu’on a des plantes qui vont donner le meilleur d’elles-mêmes, notamment en mettant en pratique les innovations dans la santé. Il arrive que les plantes, par exemple, tombent malades. Il faut dans ces cas les soigner. Comment le faire ? Il faut passer par des techniques d’innovation qui sont respectueuses de l’environnement et qui nous donnent les meilleurs rendements pour nos plantes », a laissé entendre Pr Kadidia Koïta, présidente du comité d’organisation.
La commémoration de cette journée vaut son pesant d’or, selon Pr Adama Sanou, représentant le président de l’université Joseph Ki-Zerbo. « Elle vise à sensibiliser la communauté internationale, en montrant comment la protection de la santé des végétaux peut protéger la vie de la planète, la résilience de la communauté, à protéger la biodiversité et l’environnement, à stimuler le développement écologique », a-t-il égrené.
« Nous devons donc faire le choix résolu de l’innovation, non pas comme une option, mais comme une nécessité stratégique », Pr Adama Sanou

Toujours selon ses dires, célébrer cette journée est une opportunité pour créer un cadre de partage et d’expérience, de savoir-faire, de réflexion et de plaidoyer autour des enjeux en lien avec la santé des plantes et la sécurité alimentaire, tout en mettant en lumière les innovations scientifiques et technologiques disponibles pour le développement de l’environnement.
Pour Georges Bazongo, directeur programme de Tree Aid au Burkina, parrain du présent événement, l’agriculture constitue le pilier de notre économie. « Il est essentiel de mettre en œuvre des pratiques durables qui garantissent non seulement la santé de l’agriculture, mais aussi celle de nos sols et de notre environnement », a-t-il suggéré.
« Ensemble, nous avons le pouvoir de faire la différence, de transformer notre agriculture et d’assurer un avenir meilleur pour les générations à venir », Georges Bazongo
Protéger nos végétaux, c’est protéger nos avenirs, notre économie et la sécurité alimentaire de notre population, pense-t-il. « Nous devons donc faire le choix résolu de l’innovation, non pas comme une option, mais comme une nécessité stratégique. Je lance à cet effet un appel à l’ensemble des acteurs à promouvoir des solutions innovantes, locales, adaptées à nos contextes », se convainc-t-il.
Cela passe par un renforcement des partenariats entre les chercheurs, les agriculteurs, les ingénieurs et les décideurs politiques, pour s’assurer que les innovations sont accessibles et adaptées à nos réalités locales. « Nous devons investir dans des programmes de formation qui permettent aux producteurs de comprendre l’importance de la santé des plantes et de leur fournir les outils nécessaires pour mettre en œuvre les bonnes pratiques », a lancé comme appel le parrain de la cérémonie.
Quelques acteurs, ensemble sur la photo de famille

Erwan Compaoré
Crédit photo : Bonaventure Paré
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