Côte d’Ivoire-AIP/ L’hippopotame pygmée, une espèce emblématique du parc national de Taï (Chercheur) – AIP – Agence Ivoirienne de Presse

Songon, 02 juin 2026 (AIP) – L’hippopotame pygmée demeure l’une des espèces les plus emblématiques du parc national de Taï, qui abriterait plus de 3 000 individus à l’état sauvage, a indiqué le responsable de l’axe Recherche sur la biodiversité et les solutions fondées sur la nature au Centre suisse de recherches scientifiques (CSRS) en Côte d’Ivoire, Pr Karim Ouattara.

Le chercheur s’exprimait le 29 mai 2026 à Adiopodoumé, lors d’un atelier consacré à la pré-élaboration d’un plan de recherche-action pour la conservation de l’hippopotame pygmée en Côte d’Ivoire.

Selon Pr Ouattara, cette espèce constitue un patrimoine naturel majeur des écosystèmes forestiers d’Afrique de l’Ouest, où sa présence est désormais limitée à quatre pays.

« L’hippopotame pygmée est une espèce emblématique des écosystèmes forestiers ouest-africains. Sur les quelque 4 000 individus recensés à l’état sauvage, plus de 3 000 vivent en Côte d’Ivoire, principalement dans le parc national de Taï. Les autres populations se répartissent entre le Libéria, la Sierra Leone et la Guinée », a-t-il expliqué.

Un hippopotame pygmée

Le spécialiste a également mis en avant le rôle écologique essentiel de cette espèce dans le maintien de l’équilibre des écosystèmes forestiers.

Il a souligné que les déjections de l’hippopotame pygmée constituent une source de nourriture pour plusieurs espèces de poissons, contribuant ainsi à la productivité des milieux aquatiques et, indirectement, à l’alimentation humaine.

« Cette espèce participe également à la régulation de la végétation en consommant certaines plantes, ce qui favorise le maintien de l’équilibre écologique des habitats forestiers », a-t-il ajouté.

Face aux menaces qui pèsent sur cette espèce rare, un programme de conservation a été lancé en 2010 dans le parc national de Taï. Dénommé « Programme de conservation de l’hippopotame pygmée en Côte d’Ivoire », il est mis en œuvre dans le cadre d’une collaboration entre l’Institut pour l’élevage des mammifères africains rares et menacés (IBREAM) et le Centre suisse de recherches scientifiques en Côte d’Ivoire.

L’atelier visait à jeter les bases d’un plan de recherche-action destiné à renforcer les connaissances scientifiques et les mesures de protection en faveur de cette espèce classée parmi les mammifères les plus menacés d’Afrique de l’Ouest.

(AIP)

tg/cmas

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