Electricité : avec la Chine, la Côte d’Ivoire veut mobiliser 645 millions d’euros pour renforcer ses capacités
Les autorités ivoiriennes ont signé le 1er juin les accords financiers du projet de centrale électrique à cycle combiné de Songon, une infrastructure d’une capacité de 372 MW développée avec le groupe chinois Energy China. D’un coût global de 423,166 milliards FCFA (645 millions d’euros), le projet s’inscrit dans les efforts engagés ces dernières années pour accompagner la croissance de la consommation électrique.
Selon le gouvernement, le projet doit contribuer à sécuriser l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité. Sur l’investissement global annoncé, plus de 80 % seront consacrés à la construction de la centrale ellemême. Le pays vise une clôture financière d’ici fin 2026, afin de permettre le démarrage effectif des travaux et une mise en service dans les délais prévus.
Une pièce importante de la stratégie énergétique ivoirienne
Au-delà de la signature des accords financiers, le projet de Songon illustre la stratégie poursuivie par la Côte d’Ivoire pour adapter son système électrique à une demande appelée à croître fortement au cours des prochaines années.
Dans son Pacte national énergie présenté en 2025, le gouvernement s’est fixé pour objectif d’atteindre un taux de desserte électrique de 100% à l’horizon 2030, contre 64 % en 2023. Le document prévoit une augmentation significative des capacités de production et le projet de Songon figure parmi les infrastructures prioritaires identifiées pour atteindre ce but. Il y est présenté comme une centrale thermique devant être développée sur la période 2024-2028 grâce à la mobilisation de capitaux privés.
En attendant la concrétisation du projet, les autorités s’attèlent à résoudre un autre défi. En mars dernier, Noumory Sidibé, directeur général de l’entreprise publique CI-Energies, a annoncé un programme de 1,2 milliard de dollars (environ 1 milliard d’euros) destiné à moderniser et renforcer le réseau électrique national. Selon lui, les coupures enregistrées dans plusieurs quartiers du Grand Abidjan ne résultent pas d’un déficit de production, mais des limites d’infrastructures de distribution soumises à une demande croissante.
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« La capacité installée est suffisante pour couvrir la demande nationale », a-t-il d’ailleurs déclaré. Pour la Côte d’Ivoire, l’enjeu consiste désormais à accompagner la croissance future de la consommation tout en renforçant parallèlement sa position de fournisseur régional d’électricité en Afrique de l’Ouest.
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