Les résultats d’analyses «confirment un nouveau cas positif concernant un échantillon provenant de Bukavu», capitale de la province du Sud-Kivu, tombée aux mains du M23 en février 2025.
Un premier cas de transmission du virus Ebola a été confirmé dans la province orientale du Sud-Kivu en RDC, dans une zone sous contrôle du groupe armé M23, a affirmé son porte-parole dans un communiqué publié jeudi. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché dimanche une alerte sanitaire internationale pour faire face à une 17e flambée d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), vaste pays d’Afrique centrale de plus de 100 millions d’habitants, où sont frappées des provinces orientales difficilement accessibles par la route et en proie aux violences des groupes armés.
Selon l’OMS, l’épidémie d’Ebola est déjà suspectée d’avoir fait 139 morts sur près de 600 cas probables et pourrait se prolonger, même si le risque d’une pandémie est jugé «faible». Le foyer de l’épidémie se situe dans la province de l’Ituri (nord-est), et des cas ont également été recensés dans la province voisine du Nord-Kivu (est), mais aucun n’avait été confirmé jusqu’à présent dans la province du Sud-Kivu (est). Les provinces du Nord-Kivu et sa voisine du Sud-Kivu sont coupées en deux par les lignes de front entre les forces de Kinshasa et celles du groupe antigouvernemental M23, soutenu par Kigali, qui s’est emparé de vastes pans de territoires depuis sa résurgence en 2021.
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Le patient «a succombé à la maladie»
Des résultats d’analyses «confirment un nouveau cas positif concernant un échantillon provenant de Bukavu», capitale de la province du Sud-Kivu, «chez une personne en provenance de Kisangani», dans la province de la Tshopo (est) où aucun cas n’a été recensé jusqu’à présent, a affirmé jeudi le porte-parole du M23 Lawrence Kanyuka dans un communiqué. Bukavu est tombée aux mains du M23 en février 2025. «La personne concernée, un compatriote âgé de 28 ans, a malheureusement succombé à la maladie avant la confirmation du diagnostic», a-t-il ajouté.
Les autorités congolaises n’ont pas fait de déclaration à ce stade. Ebola provoque une fièvre hémorragique meurtrière, mais le virus, qui a fait plus de 15.000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années, est relativement moins contagieux par exemple que le Covid ou la rougeole. L’épidémie intervient alors que les ONG font face à une baisse générale des aides internationales, en particulier des États-Unis depuis le deuxième mandat de Donald Trump, qui a retiré son pays de l’OMS. Il n’existe aucun vaccin ni traitement homologué contre la souche du virus responsable de la flambée actuelle, appelée Bundibugyo.
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