Le moteur économique guadeloupéen tourne au ralenti en ce début d’année 2026. Selon le dernier bilan conjoncturel de l’INSEE, le recul de l’activité s’accentue par rapport à fin 2025, particulièrement dans le secteur de la construction.
Moins d’intérim et d’heures supplémentaires
Pour faire face à cette situation dégradée, les entreprises locales serrent la vis sans pour autant licencier.
Comme l’explique Ali Benhaddouche, chef du service territorial de l’INSEE, les dirigeants privilégient des « variables d’ajustement » plus souples :
L’année 2026 s’annonce dans le prolongement de l’année 2025, c’est-à-dire vers un recul, mais un recul encore plus marqué que le dernier trimestre précédent. On peut le voir sur le nombre d’heures rémunérées et sur l’intérim. On a le sentiment que les entreprises ont préféré rogner sur leurs heures supplémentaires et mettre fin à des emplois intérimaires plutôt que de licencier des salariés. La conjoncture est relativement dégradée. Les chefs d’entreprises préfèrent garder et ne pas licencier leur personnel, pour agir plutôt sur des variables d’adaptation plus faciles à gérer, telles que les heures sup’, qui peuvent être plus aisément supprimées, ainsi que les emplois intérimaires, qui sont plus facilement non renouvelables. Il y a quand même une note positive à cette conjoncture de 2026 : contrairement au trimestre précédent, le tourisme se porte bien au premier trimestre. Quand je parle de tourisme, je parle de fréquentation hôtelière. Le nombre d’unités a progressé de 3,7 % au premier trimestre de 2026, et c’est lié à la clientèle étrangère, en particulier les Canadiens.
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