« L’État n’a pas fait son travail », Ary Chalus hausse le ton sur le dossier de l’eau

L’union des élus guadeloupéens pour exiger l’aide de l’État sur le dossier de l’eau. Une semaine après le congrès des élus sur l’eau (le mercredi 24 juin), l’union sacrée des décideurs locaux s’organise pour régler la crise de l’eau en Guadeloupe.

Ary Chalus, président de la Région, a co-signé un courrier avec le président du Département, l’association des maires et tous les parlementaires, adressé directement à Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu.

Un appel direct à la responsabilité de l’État

Pour lui, la solidarité locale est essentielle pour pousser le gouvernement à agir face à ce problème vital. Invité au journal de 7 heures, présenté par d’Élodie Soupama ce jeudi (2 juillet), Ary Chalus a rappelé l’urgence d’un engagement national fort :

L’important pour nous est de montrer notre unité. Tous les élus se sont rassemblés pour interpeller l’État. Si Marseille a pu obtenir plus d’un milliard d’euros d’aides face à ses problèmes de déchets et de violence, sans doute grâce à ses 700 000 habitants, la Guadeloupe mérite tout autant que l’État prenne ses responsabilités. À l’époque où la Générale des Eaux gérait le réseau, si un suivi convenable avait été assuré, nous n’en serions pas là. L’entreprise est partie sans travaux ni rénovations des canalisations, car l’État n’a pas fait son travail. Aujourd’hui, il doit absolument nous accompagner pour régler cette crise de l’eau, qui est vitale pour les Guadeloupéens. C’est pourquoi il est tout à fait normal que l’ensemble des élus s’unisse pour dire à l’État qu’il est temps d’assumer ses responsabilités.

Cette démarche collective pose un signal fort : les élus de l’archipel refusent de porter seuls le poids des défaillances du passé et attendent désormais des réponses concrètes de Paris.

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