EDF Archipel Guadeloupe : Faîtes connaître vos projets 

Photovoltaïque, éolien, géothermie, biomasse, en 2025, les énergies renouvelables ont représenté 34,5 % du mix électrique du territoire, preuve que la transition énergétique est bien engagée. Sauf que le dernier Schéma de raccordement au réseau des énergies renouvelables (S2REnR), approuvé en juin 2021, est arrivé à saturation sur la Grande-Terre. À ce jour, il n’est plus possible de raccorder la moindre installation nouvelle au réseau sur cette zone, alors que 287 projets, principalement photovoltaïques (65 %) et éoliens (25 %), sont en attente.

Face à ce constat, EDF Archipel Guadeloupe, la Région et les services de l’État ont invité l’ensemble des producteurs d’énergies renouvelables du territoire à un comité de concertation en vue de réviser le S2REnR. Ces derniers ont jusqu’à fin août pour indiquer l’emplacement de leurs futurs projets et faire le point sur la viabilité des projets existants. « Ces informations sont cruciales pour que nous puissions dimensionner les futurs travaux d’infrastructure, notamment en Grande-Terre », explique Marie-Line Bassette, directrice régionale d’EDF Archipel Guadeloupe.

Objectif : 238 MW de puissance

C’est le préfet de Guadeloupe qui fixe la capacité d’accueil du S2REnR, en cohérence avec la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) établie par la Région, en concertation avec les services de l’État. Le premier S2REnR était « relativement modeste et visait 74 MW », constate Philippe Edom, chef adjoint du service Risques Énergie Déchets, à la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL). Le schéma révisé s’annonce bien plus ambitieux, avec une puissance de 238 MW, compte tenu que la PPE vise 100 % d’électricité décarbonée à l’horizon 2033.

« Au-delà d’un document technique, le S2REnR est l’un des leviers majeurs de transformation de notre modèle énergétique », précise Julien Laffont, directeur Énergie, mobilité et transport à la Région Guadeloupe. « Notre ambition est d’accueillir des volumes beaucoup plus élevés d’énergies renouvelables produites localement. C’est une condition essentielle pour renforcer notre autonomie énergétique, réduire nos émissions carbone, sécuriser notre approvisionnement et créer davantage de valeur économique sur notre territoire. »

« La réussite du futur S2RenR repose sur une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs du territoire. Car au-delà des infrastructures, c’est bien une vision partagée de la transition énergétique guadeloupéenne qu’il faut construire. »

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