À l’appel d’un mouvement national, les assistants d’éducations sont mobilisés ce mardi (2 juin). Lancée par une intersyndicale, la grève est relayée en Martinique. Le SNES appelle à des vies scolaires mortes dans les collèges et lycées. C’est pourquoi, 28 vies scolaires sont fermées ce matin.
Nicolas Ancarno, assistant d’éducation et élu SNES FSU, met en avant le rôle essentiel des AED dans les établissements scolaires :
On est considéré comme les poumons des établissements. On est là, dès l’ouverture jusqu’à la sortie des élèves. On assure la surveillance, la sécurité, les cours, l’accompagnement éducatif, le lien entre les élèves, les familles, les équipes pédagogiques. Et sans les AED, le fonctionnement quotidien des collèges et lycées serait fortement perturbé.
Des conditions de travail dégradées
Pourtant, Nicolas Ancarno pointe du doigt les difficultés de la profession et le manque de reconnaissance des agents :
Malgré notre rôle essentiel, nous exerçons dans des conditions de plus en plus difficiles. On fait face à un manque d’effectifs, qui entraîne une surcharge de travail, une augmentation des responsabilités et une présence insuffisante auprès des élèves. Il faut savoir qu’il n’y a plus d’agent de sécurité dans les établissements scolaires. Donc, cela nous fait une charge de travail supplémentaire et cela réduit la qualité de la prise en charge des élèves.
Pour le moment, 28 établissements sont impactés par cette mobilisation.
Crédit: Lien source