Nouvelle étape du transfert de 250 000 hectares de foncier aux communes guyanaises la préfecture signe l’acte ce 23 juin 2026.
Ce 23 juin 2026, l’État a officiellement cédé 38 hectares de foncier à la commune de Roura, en Guyane. Cette opération, annoncée par le préfet Antoine Poussier, confie à la municipalité la gestion des pistes Marguerite et Eskol. Elle s’inscrit dans le vaste plan de transfert de 250 000 hectares aux collectivités locales.
L’essentiel
- Date : Le transfert de 38 hectares a été signé le 23 juin 2026.
- Communes : Roura obtient la gestion des pistes Marguerite et Eskol.
- Plan global : Cette opération fait partie des 250 000 hectares prévus par l’accord de 2017.
- Projets : La commune prévoit éco-lodges et sentiers de randonnée.
- Annonce : Le préfet Antoine Poussier a communiqué sur les réseaux sociaux.
Une cession officialisée ce 23 juin
Ce 23 juin 2026, l’État a signé l’acte de transfert gratuit de 38 hectares de foncier à la commune de Roura, en Guyane. La préfecture a confirmé l’information. Le préfet de la région Guyane, Antoine Poussier, a relayé l’annonce sur son compte X, accompagnée de photos des emprises concernées.
Cette cession s’inscrit dans le cadre plus large du transfert de 250 000 hectares de foncier de l’État aux communes de Guyane, prévu par un accord signé en 2017. Les 38 hectares cédés correspondent aux emprises des pistes Marguerite et Eskol, deux axes ruraux situés sur le territoire de Roura.
Des pistes stratégiques pour Roura
La commune de Roura, située à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Cayenne, obtient ainsi la maîtrise foncière de ces deux pistes. Selon les informations de la préfecture, l’objectif est de sécuriser les accès ruraux, de moderniser les infrastructures de proximité et d’aménager de nouveaux espaces de vie.
Dans cette optique, la municipalité prévoit de développer l’éco-tourisme sur ces terrains. Des projets d’éco-lodges et de sentiers de randonnée balisés sont à l’étude, afin de désenclaver des sites naturels préservés. Le préfet Antoine Poussier soutient cette dynamique, qui vise à valoriser le patrimoine naturel guyanais. Alors que d’autres régions sont confrontées à des alertes pollution ou à des canicules, la Guyane mise sur son environnement préservé pour attirer les visiteurs.
Contexte dans la Guyane
La cession de ces 38 hectares à Roura n’est qu’une étape du vaste plan de transfert foncier initié en 2017. L’accord prévoit la cession gratuite par l’État de 250 000 hectares de son domaine privé aux collectivités guyanaises. Ce processus vise à donner aux communes les moyens de maîtriser leur développement territorial, notamment dans les zones rurales et forestières.
La Guyane, département d’outre-mer, est confrontée à des défis d’aménagement spécifiques : enclavement de certaines communes, pression démographique, préservation de la biodiversité. Le transfert foncier est un outil pour répondre à ces enjeux. D’autres communes pourraient bénéficier d’opérations similaires dans les mois à venir.
La préfecture a récemment nommé Jenny Köhler sous-préfète chargée de mission et Houda Vernhet secrétaire générale des services de l’État, afin d’accélérer ces dossiers.
Prochaine étape : aménagement et développement
Pour Roura, la prochaine phase consiste à concrétiser les projets d’aménagement sur les 38 hectares. La sécurisation des pistes Marguerite et Eskol est prioritaire, avant le développement des infrastructures touristiques. La commune devra également définir un plan de gestion foncière.
Le préfet Antoine Poussier a indiqué que l’État continuera d’accompagner les collectivités dans ce processus. Le transfert des 250 000 hectares devrait s’étaler sur plusieurs années.
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