Haïti : le Tchad va déployer 1.500 membres des forces de sécurité pour lutter contre les gangs

Le Tchad va déployer 1500 soldats en Haïti, dans le cadre de la Force de répression des gangs (FRG), mise en place par les Nations unies, a annoncé hier (lundi 20 avril 2026) le président tchadien, Mahamat Idriss Déby.

« L’État contribuera à cette force, avec 2 bataillons de 750 éléments chacun, soit un effectif total de 1.500 hommes. Un contingent de 400 hommes est déjà déployé à Haïti. »

Mahamat Idriss Déby, président tchadien

Les députés et les sénateurs tchadiens ont été informés par un message du chef d’Etat, lu par Ali Kolotou Tchaïmi, président de l’Assemblée nationale.

Le Tchad avait déjà annoncé, le 24 mars dernier, le déploiement de 750 membres des forces de sécurité dans le cadre de cette mission, auxquels devrait donc s’ajouter un second bataillon du même nombre.

Mahamat Idriss Déby a rappelé que le Tchad participait régulièrement à des coalitions internationales et à des missions de maintien de la paix, citant la lutte contre le groupe jihadiste Boko Haram, les déploiements en République démocratique du Congo (RDC), en Côte d’Ivoire, au Mali, au Cameroun, ainsi que le rôle du Tchad au sein du G5 Sahel.

Haïti, pays le plus pauvre d’Amérique, est rongé depuis des années par la violence des bandes criminelles, qui commettent meurtres, viols, pillages et enlèvements. Les gangs, qui contrôlent la quasi-totalité du territoire de la capitale Port-au-Prince, « ont étendu leur influence au-delà de la capitale » ces 12 derniers mois, selon l’ONU. Les violences qu’ils ont perpétrées, ajoutées aux attaques les visant, ont fait plus de 5500 morts en Haïti, entre mars 2025 et mi-janvier, selon un nouveau rapport du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme publié en mars.

 

La FRG est une mission multinationale, qui appuie la police haïtienne dans ses opérations contre les gangs et qui pourra compter au maximum 5.500 policiers et militaires. Elle remplace la mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), menée par le Kenya. Kenya, dont des soldats sont accusés d’agressions sexuelles, notamment sur des mineures, en Haïti.

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