DÉCRYPTAGE – Les régulateurs du marché de l’électricité s’opposent à une proposition de la Commission, présentée ce vendredi au Conseil des ministres de l’Énergie, à Luxembourg.
À première vue, le grand projet Autoroutes de l’énergie a tout pour plaire. La Commission européenne promet une baisse les prix de l’énergie et un approvisionnement sûr et fiable. Mais comme souvent, le diable est dans les détails. Deux points essentiels qui suscitent l’ire de plusieurs pays européens, dont la France. Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et de l’Agence pour la coopération des régulateurs de l’énergie (Acer), porte ce combat. Une position partagée par l’Union française de l’électricité, qui regroupe les industriels du secteur, inquiets des conséquences.
Le premier point d’achoppement concerne la réalisation de scénarios, ces hypothèses préalables au déclenchement de grands travaux. Actuellement, ils sont réalisés par les gestionnaires de réseau de transport d’électricité européens (en France, RTE) regroupés en Europe au sein de l’Entso-E. La Commission se propose de reprendre ces travaux à sa charge, ce qui implique de créer de nouvelles…
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