La Société médicale du Nouveau-Brunswick surveillera de près Soins virtuels NB

La Société médicale du Nouveau-Brunswick (SMNB) surveillera la nouvelle plateforme de soins de santé virtuels. Son président, Carl Boucher, voit d’un bon œil l’ajout d’un vérificateur de symptômes, estimant que cela permettra d’orienter plus efficacement les patients. Selon lui, l’ancienne plateforme manquait d’outils d’évaluation nécessaires pour assurer un triage adéquat.

Les Néo-Brunswickois ont accès à la nouvelle plateforme de soins de santé virtuels depuis mardi.

C’est savoir comment la plateforme va être capable de rediriger ou d’envoyer les patients avec des besoins d’examen physique et vers quel fournisseur de soins de santé, a déclaré le président de la SMNB lors d’une entrevue à l’émission La matinale.

Un nouveau triage qui devra faire ses preuves

Contrairement à eVisitNB, le processus commence par un triage. Il faut d’abord aller sur le site Internet du gouvernement provincial nommé vérificateur de symptômes ou appeler le Télé-Soins 811.

Carl Boucher pense que cette étape est une amélioration notable pour mieux diriger les patients vers les fournisseurs de soins appropriés à leurs symptômes. Je crois que la vieille plateforme n’avait pas les évaluations possibles ou les méthodes pour savoir quelle visite devait aller avec qui, souligne-t-il.

Un onglet pour Soins virtuels NB a nouvellement été ajouté à l’application Ma Santé NB.

Photo : Radio-Canada / Katherina Boucher

Aussi médecin de famille, Carl Boucher a pu tester l’étape de vérification des symptômes en ligne. Il se dit agréablement surpris par les informations fournies. Après avoir entré des symptômes fictifs d’une congestion nasale, le système lui donnait des pistes de diagnostic et une liste de symptômes à surveiller ainsi que des mesures à prendre en fonction de l’évolution de son état de santé.

Carl Boucher y voit un travail préliminaire bénéfique qui aide les patients à mieux comprendre leurs symptômes et à évaluer s’ils ont réellement besoin de ce service.

Le besoin d’avoir des rendez-vous en personne

Selon le président de la SMNB, la plateforme de soins de santé en ligne Soins virtuels NB ne saurait remplacer les cliniques de dépannage qui étaient plus nombreuses avant la pandémie de COVID-19.

Carl Boucher observe que les investissements du gouvernement ont été réorientés vers les bureaux de médecins au détriment des cliniques sans rendez-vous.

Il y a quand même un besoin d’avoir des cliniques avec des rendez-vous physiques, affirme-t-il. C’est un peu ça que nous, à la société médicale, on va évaluer avec cette plateforme-ci.

Le suivi des dossiers médicaux, une problématique qui perdure

Bien que les dossiers médicaux de l’ancienne plateforme ne soient pas transférés vers la nouvelle, Carl Boucher se veut rassurant.

C’est le même système que si vous vous présentez dans des cliniques sans rendez-vous avec des médecins. La plupart du temps, on n’a pas vos informations, mais on fait une évaluation de base avec ce que vous nous donnez et on fait le mieux qu’on peut, précise-t-il.

Des dossiers médicaux rangés dans un classeur.

Le Dr Boucher précise que les données relatives à la médication ainsi qu’aux antécédents de visites aux urgences demeurent accessibles aux soignants.

Photo : Radio-Canada

C’est quelque chose qui est vraiment un challenge dans tout le système de santé, pas seulement à Soins virtuels Nouveau-Brunswick, déclare-t-il.

Même s’il est encore trop tôt pour évaluer pleinement la nouvelle plateforme, Carl Boucher se dit encouragé. On croit que c’est un pas vers une meilleure utilisation de nos ressources, qui sont malheureusement sous pression présentement.

Avec les informations de l’émission La matinale

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