Une croissance surprenante pour la Chambre de commerce d’Edmundston

Malgré les défis régionaux, la Chambre de Commerce de la région d’Edmundston dresse un bilan positif de sa croissance.

Mardi se tenait son assemblée générale annuelle (AGA). Parmi les faits saillants de la rencontre : le constat flagrant que les finances de l’association se portent bien. La directrice générale de la La Chambre de Commerce de la région d’Edmundston, Mireille Martin, en est plus que fière.

 On avait une situation financière préoccupante depuis quelques années, rappelle-t-elle.

Les chiffres présentés par le conseil lors de l’AGA montrent un relèvement de cette situation financière passée ainsi qu’un retour à la croissance.

Mireille Martin est directrice générale de la Chambre de commerce de la région d’Edmundston.

Photo : Radio-Canada / Yves Lévesque

C’est donc un pari réussi pour Mireille Martin, dans un contexte où, dit-elle, les chambres de commerce du Nouveau-Brunswick  cherchent un peu leur pertinence.

 Il y en a qui ont cessé leurs activités, il y en a qui sont gérées seulement par un conseil d’administration, explique-t-elle.  Nous, notre chambre de commerce est en croissance. On a même été capables d’agrandir notre équipe à l’interne. 

Recrutement actif de membres

Mais d’où vient la croissance financière? Surtout que le nombre de membres inscrits à la chambre de commerce avait diminué ces dernières années.

La situation s’est récemment améliorée, notamment car de nombreuses nouvelles entreprises se sont installées dans la communauté et sont devenues membres de la Chambre de commerce. C’est très bien pour la région, dit Mireille Martin.

Une intersection à Edmundston.

Place Centre-Ville, à l’intersection de la rue de l’Église et du chemin Canada, à Edmundston au Nouveau-Brunswick, en août 2023.

Photo : Radio-Canada / Yves Levesque

De plus, d’anciens membres de la Chambre de commerce sont aussi revenus au cours de la dernière année.  On a aussi fait une campagne auprès des membres qui avaient quitté pour essayer de comprendre pourquoi, explique Mireille Martin.

Cette campagne a ensuite permis d’établir une stratégie afin de mieux représenter les membres.

Le conseil d’administration s’implique énormément pour le recrutement.

C’est un plan qui a porté ses fruits, à en voir le taux de participation à l’AGA de mardi.  On a eu beaucoup de gens qui sont venus comparativement aux années passées. On avait plus de 50 personnes pour l’AGA, note Mireille Martin.

 Une AGA, ce n’est pas toujours la chose la plus excitante, donc, on est très contents quand les membres se présentent parce que ça démontre, encore une fois, comment la communauté d’affaires a été derrière nous dans la dernière année et puis est toujours derrière nous, poursuit-elle.

Guerre tarifaire

Un dossier qui a fortement marqué la communauté d’affaires de la région lors de la dernière année a été la guerre tarifaire entre le Canada et les États-Unis. En raison de sa position près de la frontière avec le Maine, Edmundston a été en première ligne des aléas liés aux politiques frontalières de l’administration Trump.

S’il y a effectivement eu, pendant plusieurs mois, une diminution de l’achalandage des consommateurs américains dans les entreprises membres de la Chambre de commerce, Mireille Martin estime que la situation semble maintenant revenue à la normale.

Des chiffres des services frontaliers américains montrent que, de leur côté, le nombre de voyageurs qui traversent la frontière depuis le Nouveau-Brunswick semble lentement remonter.

Pour les mois de mars, avril et mai, c’est la première fois qu’ils enregistrent plus d’entrées qu’aux mêmes mois l’année dernière. Leurs nombres restent inférieurs aux traversées de 2023 et de 2024. En mai 2026, par exemple, il y a eu 179 000 traversées, comparativement à 157 000 en 2025. En 2024, il y en avait eu 232 000, et 192 000 en 2023.

Poste frontalier.

Le poste frontalier entre le Maine et Edmundston, très peu achalandé, en février 2026. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Yves Lévesque

Les restrictions aux frontières auraient aussi favorisé l’économie locale en incitant les citoyens canadiens à consommer au Canada.

 Nos commerçants ici, du côté canadien, ont vu une augmentation au début de l’annonce de ces frais tarifaires, déclare Mireille Martin.

 Ce n’est pas une cachette pour personne : il y avait beaucoup de gens qui allaient mettre de l’essence aux États-Unis et qui allaient à l’épicerie, ajoute-t-elle.

Tensions avec Énergie NB

L’un des dossiers sur lequels la Chambre de commerce confirme vouloir garder l’œil dans les prochains mois est la promesse d’Énergie NB d’améliorer le réseau électrique dans la région.

Les nombreuses pannes d’électricité qui ont frappé le Madawaska ont eu des répercussions sur des commerçants qui ont réclamé une solution.

Un délai estimé à trois ans a d’ailleurs récemment été communiqué de la part d’Énergie NB pour régler le problème des pannes dans la région.

 Ça ne va pas se régler par magie demain matin, mais je crois qu’Énergie NB fait un bon travail pour expliquer à nos membres et à la communauté les raisons qui expliquent un tel délai, commente Mireille Martin.  Il faut regarder en avant dans ce dossier-là.

Des lignes de transmission électriques.

La ligne de transmission 70 d’Énergie NB était en cause dans la panne qui a frappé le Madawaska en avril dernier. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Yves Levesque

Avec des informations de l’émission La matinale

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.