Des scientifiques expérimentent l’utilisation de véhicules aériens sans pilote (UAV) équipés de capteurs de gaz pour mesurer les concentrations de gaz volcaniques, dans le but d’améliorer la prévision précoce des éruptions et de minimiser les risques pour les personnes menant des recherches dans des zones dangereuses.
Sur l’île de Vulcano, dans l’archipel des Éoliennes, au large de la Sicile, des chercheurs de l’Université technique de Munich (TUM), en Allemagne, ont testé un système de drone capable de mesurer les émissions de gaz des évents volcaniques. Cette région est une destination touristique prisée car de l’air froid continue de s’en échapper, même si la dernière éruption du Gran Cratere remonte à la fin du XIXe siècle.
Dans le cadre de cette expérience, un drone a survolé le cratère et analysé la concentration des gaz s’échappant du volcan grâce à un faisceau laser émis par un capteur au sol. Le chercheur Marius Schaab, de l’Université technique de Munich (TUM), a indiqué que cette méthode permet au capteur d’éviter tout contact avec le flux de gaz brûlants hautement corrosif, ce qui nécessiterait des réétalonnages fréquents. De plus, le drone peut modifier son angle de vol pour collecter davantage de données, puis établir une carte des concentrations de gaz en 10 à 15 minutes, avec une portée de vol allant jusqu’à 60 mètres.
Outre l’équipe de recherche de l’Université technique de Munich (TUM), une autre équipe de scientifiques de l’Université de Mayence a également utilisé un drone équipé de capteurs pour mesurer la concentration de substances chimiques et de particules dans l’air autour des volcans. Le drone « Tina » de l’Université de Mayence est équipé de capteurs permettant de mesurer les gaz, les particules et les halogènes tels que le chlore et le brome. Cet appareil pèse environ 2,5 kg, possède une autonomie de vol de 40 minutes et peut atteindre des fumerolles où la température atteint environ 100 à 140 degrés Celsius.
Les experts affirment que la composition des gaz émis peut évoluer avant une éruption volcanique ; il est donc crucial de surveiller ces fluctuations pour une alerte précoce. L’un des principaux avantages des drones réside dans leur capacité à accéder facilement à des zones difficiles d’accès pour l’homme, tout en réduisant les risques liés à l’inspection directe des zones contaminées par des gaz toxiques.
Après des tests menés à Vulcano, l’équipe de recherche prévoit d’envoyer le drone sur l’Etna, un volcan d’environ 3 000 mètres d’altitude situé dans l’est de la Sicile, qui a récemment connu une nouvelle éruption, afin d’évaluer l’applicabilité de cette technologie en conditions réelles.
Source : https://vtv.vn/cong-nghe-uav-mo-huong-moi-trong-giam-sat-nui-lua-100260713094435157.htm
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