L’ONG Amnesty International a vivement condamné ce qu’elle qualifie d’« atteinte flagrante au droit à la liberté d’association », en appelant le régime militaire au pouvoir au Burkina Faso à revoir sa décision de dissoudre les ONG et associations actives dans le pays.
Le ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, évoque des « dispositions légales en vigueur », pour justifier l’interdiction d’exercer visant 118 associations dont des organisations de défense des droits humains.
Ousmane Diallo, chercheur sur le Sahel pour l’ONG Amnesty, estiment que « les autorités (burkinabés, ndlr) doivent immédiatement revenir sur cette décision et permettre (à ces ONG, ndlr) d’exercer librement leurs activités sans crainte de représailles ».
Arrivé au pouvoir suite à un coup d’État militaire en septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré a promulgué en juillet dernier une loi régissant la liberté d’association, et visant à renforcer la transparence, faire la cartographie des ONG, et lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du « terrorisme ».
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