Le gaz de schiste dans la ligne de mire des progressistes-conservateurs du N.-B.

Les deux candidats à la chefferie du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick ont croisé le fer jeudi soir à Saint-Jean lors du deuxième et dernier débat de la course. Daniel Allain, tout comme Don Monahan, s’entendent sur la nécessité de lever le moratoire sur l’exploitation de gaz de schiste dans la province.

S’il devient chef progressiste-conservateur et premier ministre, Daniel Allain fait la promesse de lever le moratoire, mis en place par les libéraux il y a plus de 10 ans, dès le premier jour de son élection.

On veut garder nos jeunes dans la région et leur offrir des emplois, lance-t-il.

Pour multiplier les puits de gaz au Nouveau-Brunswick, Daniel Allain affirme vouloir des directives environnementales strictes et collaborer avec les Premières Nations.

Dans cette course à la chefferie du parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, Daniel Allain incarne le politicien de carrière. Il a été le premier à se lancer dans la course en octobre 2025.

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

Son adversaire, Don Monahan, abonde dans le même sens.

[La première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan] Holt est en train de développer des mines un peu partout à travers la province. Mais elle ne veut pas toucher le gaz naturel, dit M. Monahan.

Don Monahan est à l'intérieur lors d'une entrevue avec Radio-Canada.

Ancien militaire, homme d’affaires et conseiller municipal à Mascouche au Québec, Don Monahan a été élu en 2024 dans la circonscription d’Arcadia-Butternut Valley-Maple Hills.

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

Ce dernier croit que les Néo-Brunswickois peuvent s’enrichir avec l’extraction du gaz naturel.

Le gaz naturel représente pas loin de 200 milliards de dollars d’investissements pour notre province. On peut peut-être être aussi riche que l’Alberta si l’on développe nos ressources. Ce sont des ressources qui vont amener des emplois, les jeunes vont travailler et il y aura beaucoup d’argent pour les industries dans les alentours, fait-il valoir.

Des piques envoyés lors du débat

Bien que les deux hommes étaient d’accord sur le dossier du gaz de schiste, ils ont profité du débat de jeudi soir afin de se lancer quelques flèches.

Don Monahan, qui se définit comme le candidat du renouveau, rappelle les précédentes occupations à titre de ministre de son adversaire.

Il accuse Daniel Allain de s’être servi de son poste de ministre pour visiter plusieurs municipalités, durant son mandat, afin de servir ses ambitions de premier ministre.

En tant qu’ancien ministre des Gouvernements locaux de 2020 à 2023, nous savons que vous avez sillonné la province et rencontré de nombreuses municipalités afin de vous préparer à devenir le prochain premier ministre. Si nous parlons de transparence, nous voulons nous assurer que tout le monde soit sur la même longueur d’onde, a déclaré M. Monahan lors du débat.

Daniel Allain et Don Monahan sont sur scène lors d'un débat politique.

Daniel Allain (à gauche) et Don Monahan (à droite), les deux candidats à la chefferie du parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, ont échangé en français ainsi qu’en anglais lors des deux débats. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

On a besoin d’être sur le [terrain]. On a besoin d’aller parler aux gens, a répondu M. Allain.

Pour sa part, Daniel Allain croit, grâce à son expérience, être en mesure de ravir des circonscriptions détenues par des libéraux lors du prochain scrutin provincial.

Les gens du nord de la province se sentent délaissés. Et les gens urbains n’ont pas voté pour nous lors de la dernière élection. Il faut être dans chaque région du Nouveau-Brunswick, a-t-il précisé.

Maintenant que les deux débats sont terminés, le nom du nouveau chef sera dévoilé aux membres du parti le 17 octobre après un vote préférentiel par la poste.

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