Par Djilali B.
Le gouvernement soudanais a accusé, une nouvelle fois, hier, l’implication des Emirats arabes unis dans l’attaque qui a visé l’aéroport de Khartoum et rappelé, pour consultation, son ambassadeur en Ethiopie pour le même motif. En effet, une vague de frappe de drones a visé, hier, l’aéroport de Khartoum et d’autres sites stratégiques. La seconde attaque contre la capitale que Khartoum attribue aux Forces de soutien rapide (SFR).
L’armée soudanaise a précisé qu’une salve de quatre missiles a visé l’aéroport de la capitale. Deux sont tombés sur un bâtiment administratif situé à l’est de la zone portuaire et les deux autres ont touché des habitations aux alentours. D’autres sites, comme la base militaire d’Omdurman ou celle de Khartoum-Bahri, ont été également visés par l’attaque. Les Emirats arabes Unis sont pointés du doigt pour leur implication «prouvée» dans cette attaque. Des preuves évoquées par les ministres des Affaires étrangères et de la Culture ainsi que le porte-parole des forces armées qui ont animé une conférence de presse conjointe à cet effet.
Les trois responsables ont révélé, lors de ce point de presse, l’existence de «preuves et d’éléments irréfutables obtenus par le gouvernement et les organismes compétents confirmant cette agression, ainsi que de nouvelles preuves concernant plusieurs violations commises par les drones émiratis au cours de cette année», a rapporté l’Agence de presse soudanaise.
Ils ont précisé, par ailleurs, que «les attaques qui ont eu lieu, hier, par des drones ont visé l’aéroport de Khartoum et des quartiers résidentiels voisins, ainsi que des sites militaires à Khartoum-Nord et Omdurman», qualifiant l’agression de «grave atteinte à la souveraineté de l’État», tout en se réservant le droit de répondre avec la manière qui sera jugée opportune. «Les forces armées soudanaises «ne feront aucune concession pour protéger leur territoire», ont soutenu les conférenciers.
Par ailleurs, le gouvernement soudanais a accusé l’Ethiopie de soutenir les FSR arguant que les drones qui ont ciblé Khartoum ont été lancés à partir d’une plateforme située sur son territoire.
L’implication directe des Emirats arabes unis qui apportent un soutien logistique et matériel aux FSR pèse davantage sur le conflit qui se prolonge grâce aux apports du petit Etat du Golfe qui répond aux besoins humains, à travers le recrutement et l’acheminement de mercenaires colombiens et matériel en mettant à la disposition des FSR ses moyens aériens ainsi que les armes, que les FSR rétribuent par l’exploitation des ressources aurifères des zones qui sont sous leur contrôle. Des sources évoquent l’exploitation de 18 mines d’or sous le contrôle des FSR. Et malgré le coup dur que leur a porté l’Arabie saoudite, l’affaiblissement de leurs capacités, après les frappes iraniennes qui ont ciblé et ciblent encore leurs installations militaires et énergétiques, leur rupture quasi consommé avec le Tchad qui leur a servi de hub pour leurs opérations illégales de soutien à une partie du conflit soudanais et ses déconvenues dans d’autres pays en Afrique, notamment au Mali, les Emirats poursuivent leur politique de provocation, d’attisement des conflits et de financement des activités subversives et de déstabilisation à travers plusieurs régions.
Même la plainte auprès de la Cour pénale internationale pour complicité dans les crimes contre les Soudanais, déposée par le gouvernement Abdel Fettah Al-Bourhane, a été rejetée pour insuffisance de preuves.
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