Culture
Dernier vainqueur tricolore de la Grande Boucle, en 1985, Bernard Hinault salue la ferveur populaire et l’attachement des Français au tour
Quand le peloton traverse les villages et les places de marché, longe les bords de mer ou escalade les cols de montagne, est-ce encore une compétition sportive ou plutôt un grand voyage à travers l’âme française, qui se dessine chaque année ? C’est une compétition sportive et une grande fête dans tous les villages de France. Quand on regarde tous les gens qui sont au bord de la route, on voit qu’ils sont heureux. Le Tour procure un bonheur incommensurable. Que vous soyez le président de la République ou une personne sans domicile fixe, que vous soyez riche ou pauvre, vous pouvez venir sur le Tour de France. C’est la fête, et c’est gratuit ! Il ne faut jamais oublier cela.
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Le Tour raconte-t-il la France encore mieux que les Français eux-mêmes ?
Oui, parce qu’il s’implante partout. Le parcours change chaque année et permet de découvrir la France dans son intégralité, du Nord au Sud et d’Est en Ouest. Christian Prudhomme, l’actuel directeur du Tour, essaie toujours de trouver des endroits où le Tour n’est jamais allé, de manière à promouvoir une région, une ville ou un monument. Le plus bel ambassadeur de la France, c’est le Tour de France.
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