Les grands secrets d’Haiti en matière d’écologie humaine

Mise en branle de la phase d’investissement

Le projet bancable étant validé et la gestion du temps maitrisée, il faudra organiser le processus de mobilisation des fonds de manière professionnelle. Un ambassadeur de bonne volonté sera nommé pour mener les négociations appropriées avec notamment les pays désireux de financer les industries sportives. Des comités ad hoc seront créés dans l’objectif de conclure des protocoles d’accord avec des entreprises engagées dans les technologies de pointe et ensuite avec des multinationales intéressées dans la conquête de nouveaux marchés. Le financement participatif sera envisagé également (promesses de dons et d’achat d’actions). Une évaluation ex-ante précédera le coup d’envoi des opérations de construction proprement dites.

La RH aura le choix entre plusieurs options, à partir de maintenant, dès que l’environnement du secteur et l’environnement de pays seront favorables pour l’éclosion de grands projets. Elle pourra choisir entre la voie facile et incertaine des amateurs et la voie laborieuse et méthodique des professionnels. C’est pendant cette phase que seront réalisés les appels d’offres et les appels à propositions dans plusieurs domaines d’intérêt (études, constructions, supervision). Quand les processus de prise de décision sont activés au mieux, la probabilité d’atteindre les objectifs souhaités est beaucoup plus élevée que dans le cas où chaque nouveau dirigeant voudrait en faire à sa tête. La durée de la phase d’investissement sera précisée dans les documents de projet. Toutefois, il n’est pas bon qu’elle débute avant les 24 mois déjà suggérés pour l’activation du préinvestissement. La république peut toujours choisir de faire les choses en amateur. Comme d’habitude. Loin des techniques et méthodes de planification. Sachez qu’à long terme, l’amateurisme est toujours battu par le professionnalisme.

Les gens se demandent souvent pourquoi les dirigeants haïtiens n’arrivent pas à suivre les voies tracées par leurs prédécesseurs, même quand ces dernières vont dans la bonne direction. Plusieurs réponses subjectives sont souvent avancées pour expliquer ce fait regrettable. L’une des principales réponses objectives à une telle question, c’est qu’il est difficile, voire impossible, de suivre les amateurs, faute de connaitre leur plan de vol. Henri Christophe a suivi les instructions de Dessalines en ce qui concerne l’aménagement du territoire parce que le modèle conceptuel était clair et net. Paul Magloire a marché sur les brisées du Président Estimé (Péligre, Artibonite, Cité de l’exposition et Tourisme) parce que le mode opératoire était clair et net. François Duvalier a fait de Péligre un barrage à double fin (ajout de la production électrique à la fonction Irrigation) parce que le choix s’imposait de lui-même. Péligre / Artibonite est de ce fait l’unique grand projet moderne à pouvoir traverser le temps. Estimé l’a conçu ; Magloire l’a mis au monde ; Duvalier a contribué à sa croissance. Qui fera de Péligre un barrage à fins multiples (irrigation, électricité, eau potable, tourisme, enseignement et recherche) ? C’est la diversité des fonctions qui assurera la durabilité de cette oeuvre collective. Si l’un des stades de 40 000 places se retrouvait à proximité de Péligre, le pays pourrait faire d’une pierre plusieurs coups. Encore une fois, un tel souhait marque l’intérêt de réaliser des études de qualité avant de faire des choix définitifs. Encore le miracle du Preinvestissement !  Afin que nul ne l’ignore !

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