Haïti : libres, mais à quel prix ?

Au XVIIe siècle, Haïti, alors appelé Saint-Domingue, nourrit les fantasmes de toutes les puissances européennes. Depuis 1697, la colonie française est la plus riche du monde : sucre de canne, café, tabac, coton ou encore indigo. On la surnomme, « la perle des Antilles ».

Derrière cette brillante réputation internationale, une réalité honteuse : un business fondé sur base de l’esclavagisme. Plus de 450.000 femmes et hommes arrachés à l’Afrique subsaharienne triment dans les plantations de l’île, sous un système de terreur d’une violence systémique. À Saint-Domingue, un esclave survit jusqu’à 37 ans, en moyenne.

Après près de deux siècles de crimes contre l’humanité, le message de la Révolution française traverse l’Atlantique et finit par arriver aux oreilles des esclaves. Le peuple haïtien, guidé par l’intellectuel Toussaint Louverture, prend les armes contre ses bourreaux. 1791 marque le début de la Révolution haïtienne, 12 ans de guerre acharnée pour la liberté.

En 1803, Napoléon Bonaparte capitule. L’empire colonial a perdu. L’esclavage est aboli. Saint-Domingue devient Haïti, la première nation noire libre de l’histoire. Mais la liberté à un goût amer : pour être reconnue, elle devra se payer.

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