Cinq patients infectés par une souche rare du virus Ebola ont guéri.
Lors d’une visite dans la ville de Bunia, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), épicentre de l’épidémie actuelle, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré : Cinq patients infectés par la souche rare du virus Ebola sont guéris. Quatre sortiront de l’hôpital le 1er juin et le cinquième est sorti il y a deux jours.
« Bien sûr, nous poursuivons nos recherches sur les vaccins et les traitements, mais cela ne signifie pas que les patients ne peuvent pas guérir après avoir contracté Ebola », a ajouté Tedros Adhanom Ghebreyesus.
L’OMS avait précédemment annoncé la guérison d’un patient infecté par le virus Bundibugyo. Il s’agissait du premier cas de guérison confirmé depuis le début de l’épidémie. À l’heure actuelle, il n’existe aucun vaccin ni traitement homologué contre ce virus.
Selon l’OMS, au 29 mai, les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo et de l’Ouganda voisin avaient enregistré 134 cas confirmés d’Ebola, dont 18 décès.
Les pénuries d’approvisionnement, la perte de confiance et l’instabilité sécuritaire entravent les efforts de lutte contre la pandémie.
L’organisation Médecins Sans Frontières (MSF) affirme que le virus Ebola se propage toujours plus vite que la riposte, malgré des infrastructures sanitaires mieux organisées et l’arrivée de nouvelles cargaisons d’aide.
Dans un communiqué du 31 mai, MSF a appelé à l’élargissement immédiat des capacités de dépistage, à l’accélération du déploiement de l’aide et à la garantie d’un approvisionnement continu en fournitures médicales dans les zones touchées.
Les efforts déployés pour contrôler l’épidémie se sont également heurtés à de nombreux obstacles en raison du manque de confiance de la population locale dans les mesures de prévention de la maladie.
S’exprimant lors de l’inauguration du nouveau centre de traitement d’Ebola à Bunia, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné l’importance de mobiliser la participation communautaire dans la lutte contre l’épidémie.
Si les patients consultent un médecin dès l’apparition des symptômes, ils peuvent bénéficier du soutien nécessaire et ont de meilleures chances de guérison. Il est donc crucial de signaler proactivement les symptômes au plus tôt et d’accéder rapidement aux soins médicaux.
« Nous pouvons stopper l’épidémie d’Ebola et les personnes infectées peuvent guérir. Mais il est crucial que chacun comprenne qu’il s’agit d’une responsabilité collective ; chaque citoyen doit participer à la lutte contre l’épidémie », a souligné Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Outre les défis sanitaires, l’instabilité sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo entrave considérablement les efforts de lutte contre l’épidémie.
Néanmoins, les experts de la santé restent optimistes quant à la possibilité de maîtriser l’épidémie.
« Le dernier message que nous souhaitons adresser à la communauté d’Ituri est qu’il y a encore de l’espoir. Grâce aux traitements symptomatiques actuels, nous constatons de nombreuses guérisons », a déclaré Pierre Akilimali, responsable de la réponse d’urgence à l’Institut national de santé publique, lors de l’inauguration du nouveau centre de traitement d’Ebola.
Source : https://baovanhoa.vn/the-gioi/who-ghi-nhan-5-ca-hoi-phuc-trong-dot-bung-phat-ebola-tai-chdc-congo-233372.html
Crédit: Lien source