Mali : entre rebelles et djihadistes, la fragilité d’une alliance de circonstance

Samedi 25 avril 2026, 6 h 57, heure GMT. Le porte-parole du FLA, Mohamed Elmaouloud Ramadane, poste sur X que “plusieurs positions sont déjà passées sous le contrôle des forces de l’Azawad” [nom donné par les rebelles du FLA à la zone nord du Mali, dont ils revendiquent l’indépendance]. Une source sécuritaire contactée par Tama Média évoque dans le même temps une attaque coordonnée avec le Jnim.

En milieu d’après-midi, la coalition djihadiste confirme à son tour via son canal de propagande Az-Zallaqa, tout en revendiquant simultanément des frappes à Kati, à une dizaine de kilomètres de Bamako, qui coûteront la vie au ministre de la Défense Sadio Camara [il a été tué le 25 avril 2026, lors d’un attentat-suicide perpetré par le Jnim et qui a visé son domicile à Kati]. Kidal, reconquise par l’armée malienne en novembre 2023 après dix ans d’absence, venait de retomber. En moins d’une journée.

Pour le chercheur Julien Antouly, maître de conférences à l’université de Rouen, la reprise de Kidal par la coalition rebelle et djihadiste est un “tournant stratégique, car les autorités maliennes en avaient fait le symbole de la reconquête du territoire. Au-delà de l’enjeu militaire, c’est un affront pour la légitimité même du régime.”

Face à cet “affront”, les acteurs en présence choisissent

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