Notre démocratie municipale est en santé

Dans trois semaines, les Néo-Brunswickois seront appelés aux urnes. De nombreux candidats ont déjà été élus par acclamation. Néanmoins, le faible nombre de postes vacants et les nombreuses luttes à surveiller nous permettent d’être optimistes quant à l’avenir de nos municipalités. Partout au Nouveau-Brunswick, des gens passionnés veulent servir leur communauté.

La période des mises en candidature aux élections municipales et de conseils d’éducation a pris fin le 10 avril. Selon Élections NB, 1102 personnes ont soumis une déclaration de candidature pour les 599 postes à pourvoir au sein des 77 gouvernements locaux. Nous accueillons favorablement de voir autant de gens souhaitant se faire élire, même s’il était préférable qu’il y ait plus de candidats.

Le gouvernement provincial, en imposant des fusions en 2023, a fait passer le nombre de cités, de villes, de villages et de districts de services locaux de 340 à 89. Le N.-B. compte désormais 77 gouvernements locaux et 12 districts ruraux. Il y a moins de municipalités et celles-ci sont plus populeuses, ce qui devrait idéalement permettre de limiter le nombre de sièges vacants et d’élections remportées par acclamation.

Il n’y a d’ailleurs que deux postes de conseillers qui demeureront vacants au lendemain des élections du 11 mai, à Grand-Bouctouche et Nashwaak.

Vingt-cinq maires et 136 conseillers ont été élus sans aucune opposition, ce qui s’avère une déception. Nous retrouvons dans le lot quelques villes relativement importantes, dont Shippagan, Néguac et Memramcook, où le maire obtient un nouveau mandat sans que les électeurs ne soient appelés à se prononcer. Dans une poignée de municipalités, le conseil entier a été élu par acclamation.

Ne voyons toutefois pas le verre comme s’il était à moitié vide. Au contraire, de nombreux signes témoignent de la vitalité de la politique municipale.

C’est le cas à Tracadie, où pas moins de quatre candidats tentent de déloger le maire sortant Denis Losier. Ce dernier n’a jamais craint les critiques. Les électeurs auront l’occasion de lui donner leur appui ou de privilégier une autre voie. De plus, 32 candidats tentent d’obtenir l’un des 10 postes de conseillers à l’enjeu.

Nous nous réjouissons de voir quatre candidats à la mairie de Moncton. La mairesse Dawn Arnold a démissionné en 2025 après avoir été nommée sénatrice. Elle a été remplacée sur une base intérimaire par Paulette Thériault, qui ne sera pas sur les rangs.

Moncton est la ville la plus populeuse du Nouveau-Brunswick. Il est sain qu’autant de gens qualifiés souhaitent mener sa destinée, alors qu’elle fait face à de grands défis en lien avec sa croissance démographique.

Un vent de changement souffle aussi à Saint-Quentin (Nicole Somers prend sa retraite après 14 ans à la mairie), à Miramichi (Adam Lordon se retire après 10 ans), à Baie-des-Hérons (Normand Pelletier a démissionné en cours de mandat) et à Dieppe (Yvon Lapierre tire sa révérence). Dans chacun des cas, les candidats à la succession ne manquent pas.

Des maires qui semblaient bien en selle font tout de même face à de l’opposition, ce qui est toujours une excellente nouvelle en démocratie. Parmi ceux-ci, notons Éric Marquis (Edmundston), Bertrand Beaulieu (Grand-Sault), Kim Chamberlain (Bathurst) et Bernard Thériault (Caraquet).

Nous remarquons la présence de nombreux candidats ayant occupé des fonctions importantes et qui ont toujours le feu sacré.

La liste inclut deux anciens vice-premiers ministres, soit Paul Robichaud, qui a été élu par acclamation à Shippagan, et Donald Arseneault, qui est l’un des quatre candidats au poste de conseiller municipal dans le quartier 2 de Fredericton. L’ancienne députée fédérale Jenica Atwin tente d’ailleurs de se faire élire en tant que mairesse dans la capitale. Nous saluons cette tentative de retour à la vie publique de Mme Atwin, laquelle a abandonné la politique provinciale en grande partie en raison du harcèlement dont elle était victime.

Peut-être en raison des fusions, plusieurs anciens maires souhaitent servir à nouveau. Ils sont particulièrement nombreux dans le Restigouche, notamment Michel Soucy et Mark Ramsay (Campbellton), de même que Clem Tremblay et Gaétan Pelletier (Baie-des-Hérons).

Comme toujours, les électeurs auront le dernier mot. Certains privilégieront l’expérience. D’autres voteront pour du sang neuf. Peu importe, ne doutons pas que les élus municipaux, nouveaux et anciens, s’acquitteront de leurs tâches en faisant de leur mieux, avec passion et pour les bonnes raisons.

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