Pourquoi la France ne peut pas se passer des immigrés

Dans un paysage médiatique saturé par les obsessions identitaires de la droite et de l’extrême droite, la question migratoire apparaît régulièrement comme la pierre angulaire du débat politique en France. Ce 20 mai, la presse conservatrice titrait même en une : « Une France de plus en plus façonnée par l’immigration », comme si cela devait sonner l’alerte.

Certains, même à gauche, tombent parfois dans le piège. Sauf que tout cela relève du fantasme et de la manipulation idéologique. L’immigration est un fait nécessaire au développement de notre société. C’est le cas aujourd’hui comme hier, les chiffres et l’expérience le prouvent.

La réalité des flux migratoires : il n’y a pas de « submersion »

L’instrumentalisation des travailleurs étrangers par le grand patronat pour mettre les salariés en concurrence est un fait, mais pour autant, la focalisation sur l’immigration de travail comme « menace » supposée pour les acquis sociaux se heurte à la réalité des chiffres. Loin du fantasme de submersion migratoire, l’immigration de travail stricto sensu représente une part minime des flux.

Selon les données publiées en janvier 2024 par la Direction générale des étrangers en France (DGEF), sur les 323 260 premiers titres de séjour délivrés en 2023, seuls 54 630 l’ont été pour motif économique, soit à peine 16,9 %. L’écrasante majorité concerne les étudiants et l’immigration familiale, avec respectivement 103 500 et 91 000 titres délivrés.

Les chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, en 2023, pulvérisent eux aussi le mythe de « l’invasion » : sur les 114 millions de personnes déracinées dans le monde, 75 % sont accueillies dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, généralement des pays frontaliers des zones de crise. Le soi-disant fardeau de l’accueil n’est pas porté…

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