De plus en plus de géants pétroliers
quittent la France. Mais quelle est la raison de ce phénomène ? On
vous explique tout ci dessous !
Le carburant est en crise en France. Et ce
n’est pas seulement une question de prix à la pompe, en raison de
la guerre en Iran. En effet, depuis quelques mois, de nombreux
groupes pétroliers quittent la France. C’est par exemple le cas
très récemment de
Shell, actuellement cinquième ou sixième compagnie pétrolière
mondiale selon les classements. Le géant a ainsi récemment confirmé
son retrait de l’Hexagone. Mais il est loin d’être le seul. On
pense en effet aussi à BP, tandis qu’à
Esso a pris la décision de restructurer son activité. Mais
alors, quelle est la raison de cet exode massif ? On fait le point
à ce sujet ci dessous.
Un important exode depuis la France
En fait, le départ de ces groupes pétroliers de
la France n’est pas due à une seule cause. C’est en effet ce
qu’explique le Figaro. Car à vrai
dire, les raisons sont en fait nombreuses. Ainsi, les entreprises
concernées invoquent notamment une rentabilité insuffisante sur le
marché français. Et plus largement dans toute l’Europe. Ils
estiment ainsi que les marges se réduisent face à une régulation
dense et à une pression fiscale élevée. Et dans
leur stratégie mondiale, ils privilégient désormais des zones où
les conditions d’investissement apparaissent plus favorables. Et
surtout où la fiscalité pèse moins sur leurs résultats. Mais ce
n’est pas tout.
En effet, les directions de ces entreprises évoquent également
une forme de déséquilibre compétitif. Et ce entre
l’Europe et d’autres régions du monde. Elles considèrent que les
politiques fiscales sur le Vieux Continent réduisent leur capacité
d’investissement et de profitabilité. De plus, les débats autour de
la taxation des entreprises énergétiques alimentent aussi ce climat
d’incertitude. Notamment après les propositions d’impôts sur les «
superprofits ». Ces mesures ont été portées par plusieurs
formations politiques, dont Rassemblement National
et le Parti Socialiste.
De nombreuses raisons
Et ces dernières ont alors contribué à tendre la relation entre
pouvoirs publics et industriels. Mais concrètement, qu’est ce qui
va changer pour les automobilistes en France ? A vrai dire, pas
grand-chose, si ce n’est que l’offre pourrait être
légèrement réduite. Ainsi, de nombreuses stations-service
pourraient fermer. En particulier dans les zones périurbaines et
dans certaines villes où la rentabilité reste faible. Car ces
points de vente souffrent déjà d’une fréquentation en baisse et
d’une concurrence accrue. Bien sûr, la question des prix à
la pompe suscite également des interrogations. Mais
rassurez-vous, car les spécialistes anticipent peu de changements
directs pour les consommateurs.
Le marché français du
carburant reste très concurrentiel et fortement encadré par la
dynamique de la grande distribution. Ainsi, les pétroliers
historiques n’ont plus une liberté totale de fixation des prix. Ils
doivent s’aligner sur les stratégies agressives des enseignes de
supermarchés. Car ces derniers utilisent le carburant comme produit
d’appel pour attirer les clients en magasin. Ils pratiquent de ce
fait des prix très bas. De quoi obliger les
entreprises à s’aligner. Dans ce paysage en recomposition, deux
acteurs conservent encore un rôle structurant dans la vente directe
de carburant en propre.
C’est le cas de TotalEnergies et du groupe italien ENI. Ces
derniers restent les derniers grands pétroliers à maintenir un
réseau significatif de stations sous leur enseigne.
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