Qualité de l’eau : l’ARS alerte sur les citernes et renforce la surveillance des zones de baignade

L’eau est le produit le plus contrôlé, qu’elle soit à destination de la consommation humaine ou que ce soit des eaux de baignade. C’est pour cela que l’Agence régionale de santé fait continuellement des contrôles en Guadeloupe. D’abord, pour l’eau destinée à la consommation humaine, ces contrôles ont conduit à une vigilance particulière concernant la présence de chlordécone, de microbe ou d’aluminium, avec des taux qui vont de 95 à 100% de conformité. Seule la turbidité n’atteint que 84,3% de conformité. Toutefois, le contrôle sur les citernes tampons, de plus en plus utilisées, échappe à l’ARS, d’où ses recommandations.

« Ce n’est pas quelque chose qui est encadré par la réglementation. Néanmoins, nous avons fait le choix d’émettre des recommandations sanitaires. Certes, elles assurent une sécurité dans l’approvisionnement en eau des habitants, mais elles représentent aussi un danger, un risque sanitaire. Lorsqu’il y a une non-conformité sur le réseau, celle-ci arrive dans la citerne. Il convient d’entretenir cet équipement et également d’assurer des vidanges à minima annuel. »

Marc Larisse, responsable du département eau destination consommation humaine

Concernant les eaux de baignade, l’ARS effectue 2000 contrôles par an sur 128 sites déclarés. C’est ainsi que pour les eaux de mer, on atteint un taux de conformité de 92%, et pour les rivières, de 65%. Seuls 4 sites de baignade en rivière et 5 sites de baignade en mer ont été interdits en 2025.

« La qualité des eaux de baignade peut être altérée notamment par des dysfonctionnements au niveau de l’assainissement, des ruissellements, des rejets ponctuels, le mouillage. Il y a tout un facteur qui peut être susceptible d’altérer la qualité des eaux de baignade. Et c’est là tout l’intérêt d’évaluer le risque pour la santé et donc de mettre en place des mesures de façon à éliminer ces facteurs dans le temps. »

Youri Vingataramin, responsable du département eaux de loisirs

Pour cette année 2026, plus de 1300 prélèvements ont été réalisés et ont conduit pour ces vacances à l’interdiction de se baigner sur trois plages.

À (re) voir l’interview de Philippe Luccioni Michaux, directeur de l’ARS Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, interrogé par Ludivine Guiolet

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