Trois importantes sources d’eau sont gravement affectées par la sécheresse ; deux d’entre elles sont carrément dans le rouge. Le problème, c’est que les nappes phréatiques de Saint-Vincent n’ont pas été entièrement reconstituées au cours de la dernière saison des pluies. Le pays a enregistré moitié moins de précipitations pendant la saison 2025, comparée aux quatre années précédentes.
Confrontée aujourd’hui à une sécheresse qui pourrait se prolonger jusqu’à la fin de ce mois de mai, l’autorité centrale des eaux et de l’assainissement a dû modifier ses protocoles opérationnels habituels. Conséquence, le rationnement de la ressource a commencé plus tôt et risque de durer plus longtemps.
Un rationnement renforcé
Des zones entières du sud de Saint-Vincent où réside la majorité de la population, seront désormais privées d’eau pendant 6 heures chaque jour. Ces coupures s’ajouteront au rationnement nocturne déjà en vigueur.
La situation est tout aussi préoccupante aux Grenadines, où il n’y a ni rivière, ni ruisseau, ni aucun véritable réseau public d’eau potable en temps normal. Le week-end dernier (les 9 et 10 mai), un ferry a dû être affrété pour y transporter le précieux liquide, car les citernes sont aujourd’hui à sec, dans ces îles du Sud de l’archipel.
Mauvais signal pour le tourisme
Cette pénurie est un coup dur pour l’économie de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, qui repose principalement sur l’agriculture, le tourisme et les services.
À lire également :
Crédit: Lien source