Sécurité routière : l’État serre la vis sur les routes de Guadeloupe

L’État a décidé de serrer la vis sur les routes de Guadeloupe. Le préfet de Guadeloupe a annoncé, il y a deux jours, la remise en service de plusieurs radars sur les routes de Guadeloupe ainsi que l’installation de 9 nouveaux dispositifs de contrôle de vitesse sur le réseau routier. À cela, il compte renforcer les contrôles. Les autorités annoncent ainsi un net durcissement face aux infractions routières avec un objectif affiché : freiner l’hécatombe sur les routes de l’archipel.

Depuis son arrivée en Guadeloupe à la mi-2025, Thierry Devimeux affirme avoir fait de la sécurité routière une priorité. Il évoque une situation « proprement inacceptable ».

« L’année dernière, nous avons eu un nombre de morts proprement insupportable. Une grande partie de ces décès liés à la délinquance routière concerne des personnes qui n’avaient rien demandé et qui ont été percutées par des chauffards. »

Thierry Devimeux, préfet de Guadeloupe

Plusieurs mesures ont d’ores et déjà été mises en place. La première : renforcer la présence des forces de l’ordre sur le terrain. Depuis le début de l’année 2026, le temps de contrôle sur « les routes aurait augmenté de 20 %« , selon la préfecture.

Autre mesure : le durcissement des sanctions administratives. Le préfet indique avoir doublé les durées de retrait de permis pour certaines infractions graves.

Une fourrière administrative a également été mise en place récemment. Désormais, les conducteurs contrôlés en grand excès de vitesse ou sous l’emprise importante d’alcool ou de stupéfiants peuvent voir leur véhicule immédiatement immobilisé et placé en fourrière pendant sept jours.

L’objectif, selon le représentant de l’État, est clairement dissuasif. Les automobilistes concernés devront également s’acquitter de frais pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros avant de récupérer leur véhicule.

Enfin, la remise en service des radars existants et l’installation de neuf nouveaux dispositifs viennent compléter cet arsenal sécuritaire. Pour les autorités, il s’agit avant tout de garantir davantage de sécurité aux usagers de la route dans un contexte où les comportements à risque restent particulièrement surveillés en Guadeloupe.

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