Téléphonie mobile : le Congo et le Cameroun s’attaquent aux interférences à la frontière

Pendant plusieurs jours, régulateurs et opérateurs du Congo et du Cameroun ont travaillé à l’élaboration d’un mécanisme commun de gestion des fréquences radioélectriques le long des 523 kilomètres de frontière partagée. En ligne de mire, améliorer la qualité des services de téléphonie mobile pour la population vivant dans ces zones, régulièrement confrontée à des réseaux instables.

Appels interrompus, basculements involontaires vers des réseaux étrangers, faible couverture…, ces désagréments, bien connus des riverains, résultent en grande partie d’un manque de coordination entre les systèmes de télécommunications des deux États. Le futur protocole d’accord entend corriger durablement ces dysfonctionnements.

Pour y parvenir, les experts ont défini des règles techniques précises couvrant sept bandes de fréquences, comprises entre 700 MHz et 3 800 MHz. Le dispositif prévoit également la délimitation de zones de coordination avec des seuils stricts de débordement du signal au-delà des frontières, fixés à 500, 1 000 et 2 000 mètres selon les cas.

Ces nouvelles exigences s’imposeront aux opérateurs des deux pays, notamment MTN, Orange, Camtel, Airtel et MTN Congo, qui ont pris part aux discussions. Une fois l’accord signé, ils disposeront d’un délai de trente jours pour en être officiellement notifiés, puis de soixante jours pour procéder aux ajustements techniques nécessaires.

Sur le plan institutionnel, la signature du protocole par les responsables des autorités de régulation viendra consacrer les conclusions de ces travaux et enclencher leur mise en application.

Au-delà de cet accord, le Congo poursuit sa stratégie de coordination régionale du spectre radioélectrique. Après des arrangements similaires conclus avec la République démocratique du Congo, le Gabon et l’Angola, le pays entend renforcer la qualité et la continuité des services numériques dans les zones transfrontalières.

Des discussions sont, d’ailleurs, en cours avec la République centrafricaine, en vue d’étendre cette dynamique à un cinquième partenariat.


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