Un feu de broussailles, près de la rivière Petitcodiac, est survenu après le lancement de feux d’artifice pour les célébrations de la fête du Canada dans le Grand Moncton.
La sécheresse dans le sud-est du Nouveau-Brunswick avait poussé les autorités provinciales à interdire toute forme de brûlage.
Un feu s’est déclaré après les feux d’artifice dans le Grand Moncton.
Les trois municipalités organisatrices de ce spectacle dans le ciel n’ont toutefois pas annulé sa tenue.

Les feux d’artifice à Moncton pour la fête du Canada
Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani
Les feux d’artifice de la fête du Canada organisés conjointement par les trois collectivités auront lieu comme prévu ce soir. Les services d’incendie de chacune des collectivités participantes ont examiné le plan de sécurité de l’événement et ont jugé que l’événement pouvait aller de l’avant
, peut-on lire sur les pages Facebook de Moncton, Riverview et Dieppe.

Un feu de broussailles s’est déclaré sur la rive de Riverview après les feux d’artifice pour marquer la fête du Canada.
Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani
Tout près de la zone de lancement des feux d’artifice, à Riverview, la végétation dans le marais a pris feu. Les flammes et la fumée étaient perceptibles depuis l’autre rive, à Moncton.
Robin True, le chef pompier de Riverview, évoque un feu relativement petit
. Il aura fallu environ une heure de travail aux 18 pompiers déployés, dont 4 de Moncton, pour l’éteindre complètement.
Les feux d’artifice sont-ils bel et bien la cause de l’incendie? Robin True dit qu’il en est sûr à 99,9 %.

Des zones brûlées dans le marais
Photo : Radio-Canada / Myriam Breau
Quant à l’interdiction de brûlage en vigueur, le chef pompier dit que les feux d’artifice ne sont pas soumis aux exigences formulées par la province.
Ils relèvent en fait d’arrêtés municipaux, selon lui.
Il n’y a rien dans nos arrêtés municipaux qui limite l’emploi de feux d’artifice tant qu’il y a un permis. Ça n’a rien avoir avec les permis de brûlage. Le résultat, c’est nous [les trois municipalités] sommes passés par une analyse des risques et nous avons pris la décision de procéder tant que nous avions des moyens d’atténuation en place, ce que nous avions
, explique le chef pompier en anglais.
Nous avons dû prendre une décision à savoir si nous pouvions tolérer ce risque et nous avons pensé pouvoir le faire. Nous reconnaissons qu’il peut être difficile de reprogrammer ce type d’événement
, ajoute-t-il.

Robin True, chef pompier de Riverview
Photo : Radio-Canada / Myriam Breau
Robin True croit que ce feu suscitera des discussions entre les municipalités au cours des prochaines années sur la tenue d’un tel événement, à l’ère des changements climatiques.
Une porte-parole du ministère provincial de la Sécurité publique explique, dans une déclaration écrite que les trois municipalités lui ont demandé conseil, même si, comme l’indique le chef pompier, les feux d’artifice ne sont pas soumis à l’interdiction provinciale de brûlage.
Si la décision finale de procéder revenait aux municipalités, le ministère était convaincu que chacune d’elles était parfaitement préparée, disposant de mesures de sécurité et de moyens de lutte contre les incendies sur place, ainsi que d’un plan d’intervention établi
, écrit Valerie Kilfoil du ministère.

Un débris d’un feu d’artifice
Photo : Radio-Canada / Myriam Breau
Plusieurs résidents rencontrés par Radio-Canada ont reconnu que la situation ne les inquiète pas.
C’était pas mal commun qu’on voie ça. J’étais pas inquiet
, dit Matt Kenney.
Non, je pense qu’ils prennent les bonnes mesures sécuritaires. Ils ont les pompiers. Puis, ça arrive
, dit Chantal Pillman. C’est la fête du Canada. Les feux d’artifice, ça va avec la fête du Canada.

Chantal Pillman
Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani
Ça m’inquiète pas. J’ai confiance en les pompiers
, dit Philippe Martin.
Ces trois personnes n’ont pas assisté aux feux d’artifice, contrairement à Michel Thompson, qui reconnaît ne pas avoir vu le feu, par contre.

Michel Thompson
Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani
Il est le seul aussi qui manifeste une certaine inquiétude face à la situation.
C’est inquiétant pour le monde qui sont là. C’est des explosifs. Ça peut être très dangereux
, dit-il.
Avec les informations de Myriam Breau et Babatundé Lawani
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