Des 11 autres équipes qui composent la Ligue junior A des Maritimes, une seule d’entre elles est parvenue à remporter tous ses matchs contre le Blizzard en saison régulière. De qui s’agit-il? Si vous avez répondu les Bearcats de Truro, ceux-là même que les représentants d’Edmundston vont affronter en finale, vous avez tapé dans le mille.
Et comme si ce n’était pas assez, les Bearcats ont triomphé chaque fois de façon fort convaincante. La première fois, le 15 novembre, par la marque de 5 à 1 au Rath Eastlink Community Centre. Puis, deux semaines plus tard, au compte de 7 à 2 au Centre Jean-Daigle.
Deux revers du Blizzard qui remontent donc à avant Noël, alors que les hommes de Michaël Ward avaient toute la misère du monde à coller quelques bonnes performances de suite.
Bref, c’était avant que le directeur général Steve MacPherson ne transforme l’ADN du club, particulièrement à l’attaque, avec les ajouts de Michael Arsenault, Michael Derbidge et Noah Larochelle.
Ajoutez à cela l’acquisition du défenseur Jack Brown et le retour du gardien Olivier St-Onge et vous avez le quart du club qui n’était pas là quand il s’était fait varloper par les Bearcats.
«Nous ne sommes pas du tout la même équipe sur le plan offensif, assure le capitaine Émile Fournier. Et puis nous sommes également nettement mieux structurés au niveau défensif.»
Michaël Ward abonde dans le même sens que son grand et gros attaquant.
«Ces deux défaites contre Truro en novembre ne sont vraiment pas représentatives de l’équipe que nous sommes aujourd’hui, confie le pilote du Blizzard. Ce sont quand même trois attaquants de qualité que nous avons ajoutés à notre top-6 à l’attaque.»
Ceci dit, tant Fournier que Ward s’attendent à une série on ne peut plus difficile contre les Bearcats.
«C’est une excellente équipe, mentionne Fournier. Leur spécialité est de fermer le jeu au centre de la patinoire. Ils sont fatigants à affronter. Ils excellent aussi dans la relance tout en étant opportunistes. Des gars comme (Eli) Baillargeon, (Jake) Todd, (Antoine) Fontaine et (Callum) Aucoin, sans être des grandes vedettes, savent tous comment terminer des jeux.»
«Les Bearcats ont développé une culture défensive qui fait en sorte qu’ils parviennent à fatiguer leurs adversaires, poursuit Ward. Ils sont également intenses. En même temps, j’ai vu les matchs et ça ne peut certainement pas nous faire de tort qu’ils aient eu à disputer une longue et difficile série contre Summerside. Ç’a été pas mal plus physique que notre série contre Chaleur.»
Pour les battre, estime Ward, le Blizzard devra capitaliser sur ses forces.
«Nous devons contrôler le jeu sans nous débarrasser inutilement de la rondelle. Il faut aussi utiliser notre vitesse. Si nos trois premières unités offensives peuvent continuer à jouer comme elles l’ont fait dans les deux autres rondes, nous serons très difficiles à battre», soutient Michaël Ward.
Le capitaine n’en démord cependant pas, le Blizzard doit jouer son meilleur hockey.
«Nous avons peut-être pu profiter d’une plus longue pause et c’est possible que les Bearcats soient un peu fatigués, mais nous sommes en finale. Pour les battre, nous devons jouer du gros hockey. Ça devrait être une très bonne série», termine Émile Fournier.
Les deux premiers duels de cette finale 4 de 7 seront présentés lundi et mardi à Truro. Les deux formations disputeront ensuite les matchs 3 et 4 au Centre Jean-Daigle, vendredi et samedi.
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