Vol du torque de la Dame de Vix : « Il faut conserver les originaux dans un coffre », estime Dominique Garcia
« Il existe un marché mondial pour de telles pièces exceptionnelles », souligne le président de l’Inrap qui imagine que le vol a pu être organisé pour un collectionneur commanditaire.
Dominique Garcia est président de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) et spécialiste du monde celte. Il réagit au vol du torque de la Dame de Vix et à la menace qui pèse sur notre patrimoine archéologique.
LE FIGARO. – Pouvez-vous nous décrire le torque en or de la Dame de Vix ? Pourquoi s’agit-il d’une pièce unique ?
Dominique GARCIA. – Au-delà de la valeur liée à son poids en or, ses caractéristiques techniques et artistiques en font un objet unique. Il combine la fonction symbolique celtique du torque avec des éléments stylistiques méditerranéens comme la représentation d’un cheval ailé, d’une patte de lion aux extrémités, et des motifs de grènetis, empruntés aux mondes étrusque et grec. Ce qui montre que cette princesse a mobilisé autour d’elle des artistes de très haut niveau et était réceptive à de nombreuses influences euro-méditerranéennes.
Si cette pièce était aussi importante, pourquoi était-elle conservée dans un si petit musée ?
Je…
Crédit: Lien source