Un membre de l’Autorité policière régionale de Codiac, Don Moore, s’est offusqué d’un plan pour la sécurité étudié par le conseil municipal de Moncton, jeudi. Il perçoit une remise en cause du comité auquel il siège.
Don Moore s’est senti attaqué par des conseillers municipaux de Moncton. Ce membre de l’Autorité policière régionale de Codiac (APRC) a exprimé ce sentiment jeudi soir, pendant une réunion publique.
Il évoquait un plan pour la réduction et la prévention du crime déposé par Daniel Bourgeois, Bryan Butler, Monique Léger et Charles Léger début avril.
Ces conseillers, avec le directeur de l’organisme Moncton Centre-ville, Patrick Richard, ont notamment proposé de modifier le modèle de gouvernance de l’APRC.
Ils veulent avoir plus de contrôle sur ce comité citoyen qui supervise la GRC dans le Grand Moncton. Ils souhaitent aussi déterminer les priorités de la police tous les ans.
Le groupe d’élus suggère de demander la suppression du droit de vote du membre de l’APRC nommé par le gouvernement provincial. Moncton aurait ainsi la majorité absolue des 11 voix au comité, face à Dieppe et à Riverview.
Les conseillers municipaux envisagent aussi de remplacer les citoyens nommés par la Ville de Moncton à l’APRC par des conseillers municipaux.
«Je me suis senti très frustré, a exprimé Don Moore. La ville la plus importante du Grand Moncton fait les choses de son côté alors que les trois municipalités nous ont demandé d’avoir un nouvel esprit de collaboration il y a quelques mois.»
Il a fait valoir la radicalité des propositions du plan étudié par le conseil municipal de Moncton.
«Ça irait contre l’entente sur la police signée par les trois municipalités et contre la Loi sur la police qui structure l’autorité policière, a soutenu M. Moore. Où en sommes-nous de nos réflexions sur ce projet?»
La directrice de l’APRC, Amanda MacNeil, a précisé que la Ville de Moncton a demandé au comité de commenter le plan sur la sécurité d’ici le 20 avril. Le président Jean Goguen a estimé que cette échéance est trop rapprochée.
«Dans ce cas, vous devriez le communiquer à Moncton, a conseillé Marty Kingston, membre du conseil municipal de cette ville. On ne peut pas se précipiter. Le plan est un document volumineux. Il faut prendre le temps d’en discuter.»
Corinne Godbout a dit qu’elle trouvait les propositions contenues dans le document compréhensibles vu les débats sur la police à Moncton et les frustrations de cette municipalité à l’égard de l’APRC.
«Je prends ce plan comme une communication des priorités de cette municipalité, ce que l’APRC doit lui demander de toute façon, a-t-elle dit. Ces priorités sont très détaillées, mais elles serviront à commencer les discussions.»
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